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Violences au Nord-Ouest du Cameroun : déclarations controversées du ministre de l’Administration territoriale

Paul Atanga Nji

La région du Nord-Ouest du Cameroun a été le théâtre de violences choquantes. Le Lycée Technique de ESU, dans la Menchum, a été le centre d’une attaque brutale le 12 décembre 2023. Des individus armés, apparemment des séparatistes, ont profané l’enceinte de l’établissement, enlevant huit élèves, un censeur et un surveillant général. Les dégâts se sont étendus, touchant le bureau du proviseur, deux blocs et deux motos incendiés.

Le même jour, Zemkwe Gabriel, enseignant de mathématiques et cadre à la délégation départementale des enseignements secondaires, a été tragiquement tué par balle dans sa voiture à Ntaba, un village du département de Ndonga Mantung. Ces événements s’ajoutent à une série de violences contre des civils et des forces armées dans la région, perpétrées quotidiennement par les séparatistes.

Face à cette situation, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, en visite dans la région le 13 décembre, a fait des déclarations qui ont suscité des réactions contrastées. Malgré les actes de violence, il a affirmé que la situation sécuritaire était « globalement sous contrôle ». Il a également promis la traque des terroristes responsables des actes d’intimidation et de violence contre des civils innocents.

Lors d’une réunion de sécurité à Bamenda, le ministre a fait le point sur les activités des Centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), révélant que 1800 ex-combattants séparatistes se trouvaient dans le centre DDR de Bamenda et 1700 dans celui du Sud-Ouest.

Cependant, malgré ces initiatives gouvernementales, la région du Nord-Ouest demeure agitée et instable, avec un nombre croissant de civils et de membres des forces de défense tués.

Les déclarations les plus controversées du ministre sont survenues lors de ses rencontres avec les autorités locales et régionales. Il a appelé les séparatistes à se rendre, affirmant que certains leaders comme « Madock, Lucifer, Cross and Die » avaient disparu. Ces propos ont soulevé des interrogations et des réactions, certains les considérant comme des déclarations provocatrices dans un contexte déjà tendu.

La région reste confrontée à des défis complexes de sécurité et de stabilité. Les appels à la réconciliation et au dialogue sont primordiaux pour résoudre cette crise persistante qui a un impact dévastateur sur la population civile et la vie quotidienne dans la région du Nord-Ouest du Cameroun.

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