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La gestion de la faune à coups d’abattages doit cesser dans le canton de Genève. L’Association Animal Equité demande au Conseil d’Etat de suspendre les mises à mort d’animaux, d’organiser des campagnes-pilotes de contraception et d’en évaluer l’efficacité en vue d’y recourir à l’avenir.

L’association Animal Equité (AEE), dont le siège est à Genève, réagissait à la décision du conseiller d’Etat Antonio Hodgers de faire prochainement abattre des cerfs dans les bois de Versoix, a-t-elle indiqué jeudi. Elle se dit totalement opposée à ces tirs, lesquels par ailleurs ne respectent pas la législation cantonale.

Selon la loi sur la faune, des tirs d’animaux occasionnant des dommages ne peuvent être autorisés qu’après « épuisement des mesures préventives ». Dans le cas présent, le Conseil d’Etat n’a de loin pas « épuisé » les mesures visant par exemple à réduire les cheptels d’animaux avant d’envisager des tirs, relève le communiqué.

Vaccin contraceptif

De nombreux pays, y compris au sein de l’Union européenne, recourent par exemple à un vaccin immuno-contraceptif. Il permet de stabiliser ou réduire leurs populations d’animaux sauvages, notamment de sangliers et cervidés.

Cette méthode a été proposée plusieurs fois à l’autorité cantonale, sans succès, précise AEE. L’explication étant qu’il valait mieux laisser des animaux exprimer leur besoin de se reproduire et d’en abattre le surnombre, plutôt que d’inhiber leurs cycles reproductifs.

Une pétition lancée il y a deux jours contre les tirs des cerfs dans les bois de Versoix a déjà recueilli plus de 20’000 signatures. Elle demande au Conseil d’Etat de stopper les tirs et de mettre sur pied une étude-pilote visant à évaluer l’efficacité du vaccin sur les populations de sangliers, chevreuils et cerfs présents sur le territoire cantonal.

Gestion éthique

L’association rappelle que depuis les années 2000 et l’explosion démographique du sanglier en Europe, le canton de Genève subit lui aussi des dégâts. Pour régler ce problème, le service de la faune en tue en moyenne 200 chaque année. Entre juillet 2021 et mars 2022, pas moins de 296 sangliers ont été tirés par les gardes de l’environnement.

Depuis les années 2015, c’est au tour des chevreuils d’être tués sur ordre du Conseil d’Etat, au motif d’être eux aussi en surnombre et de causer des dégâts aux cultures. Entre 20 et 30…

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