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Cameroun Actuel

Un employé du Premier Ministère poursuivi en justice pour adultère

Vue aérienne du Boulevard du 20 mai à Yaoundé

Dans une affaire qui a récemment fait les gros titres, Owona Many Gabriel Bernardin, un employé du Premier Ministère, est poursuivi en justice pour adultère et complicité d’adultère. Son épouse, dame Josiane Sandrine Bekono Epse MBELLE MBELLE, a également été inculpée dans cette affaire. Le plaignant, Symphorien Olivier MBELLE MBELLE, un journaliste, a déposé une plainte pour abandon de foyer, adultère et complicité d’adultère.

Depuis l’ouverture du procès le 8 juillet 2022, le prévenu et sa complice n’ont jamais comparu devant le tribunal. Ils ont choisi de fuir les débats et de ne pas répondre des faits qui leur sont reprochés. Dans une tentative de diversion et de dilatoire, le couple adultérin a récemment déposé une requête pour que les débats se déroulent à huis clos. Malgré les protestations de l’accusation, le tribunal a accédé à cette demande, invoquant la sensibilité de l’affaire et la supposée image à préserver d’un haut fonctionnaire du Premier Ministère.

Cependant, cette décision a suscité des interrogations quant à la transparence et à l’équité du procès. Les avocats de la défense semblent vouloir éviter les débats et retardent ainsi le déroulement de l’affaire. Pourtant, l’avocat de l’accusation, Me Nanga Ewom Marius, affirme que toutes les preuves nécessaires ont été rassemblées pour soutenir la plainte et que justice doit être rendue.

Il convient de souligner que l’abandon de foyer, l’adultère et la complicité d’adultère sont des délits de droit commun, punis par les dispositions du code pénal camerounais. Selon l’article 361(1) du code pénal, une femme mariée qui a des rapports sexuels avec un homme autre que son mari peut être condamnée à une peine d’emprisonnement de deux à six mois ou à une amende de 25 000 à 100 000Fcfa. De même, l’article 358 du même code pénal stipule qu’un conjoint, un père ou une mère de famille qui abandonne le foyer familial sans motif légitime peut être condamné à une peine d’emprisonnement de trois mois à un an ou à une amende de 5 000 à 500 000Fcfa.

Cette affaire soulève des questions importantes sur la moralité et la responsabilité des fonctionnaires du Premier Ministère. Les citoyens attendent que la justice soit rendue de manière équitable et transparente. Il est essentiel que toutes les parties impliquées dans cette affaire comparaissent devant le tribunal pour répondre des accusations portées contre elles. Nous espérons que la vérité émergera et que la justice sera rendue dans cette affaire délicate.

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