fbpx

Cameroun Actuel

Un Centre de recherches sur les technologies et applications solaires en gestation au Cameroun

Le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Gaston Eloundou Essomba, a annoncé, sur la page Facebook de son département ministériel, avoir signé un protocole d’accord avec l’Alliance solaire internationale (ASI) pour la mise en place d’un Centre de recherches sur les technologies et applications solaires au Cameroun.

L’accord a été signé le 31 octobre dernier à New Delhi (Inde), en marge de la 6e session de l’Assemblée générale de l’ASI dont le pays est membre. Par cette entente, le Minee affirme que le Cameroun devient l’un des premiers pays à bénéficier du programme STAR-C (Centre de ressources d’applications technologiques solaires) de l’ASI.

Lancé en mars 2018, ce programme vise à développer les capacités techniques et les compétences humaines souhaitées dans les Etats membres de l’ASI afin d’encourager la mise en œuvre d’activités de transition énergétique importantes, créant des emplois et contribuant à la croissance économique du pays. Au Cameroun, apprend-on, le Centre STAR-C va participer au renforcement des capacités à travers notamment la formation technique des fonctionnaires, des universitaires, des techniciens, des ingénieurs et des associations industrielles.

Il contribuera également à l’élaboration des normes nationales basées sur des expériences internationales. Il aura aussi pour mission de collecter et d’analyser les connaissances et informations existantes sur l’énergie solaire pour les diffuser à un public plus large. Tout comme il devra identifier et incuber des start-ups ou des entreprises souhaitant intégrer l’énergie solaire à des activités génératrices de revenus. Ce qui devrait permettre de créer un nombre important d’emplois verts. Gaston Eloundou Essomba espère voir la mise en œuvre effective du projet STAR-C « dès 2024 » dans le pays.

Selon les données officielles, le taux d’électrification moyen est de 70% au Cameroun, avec 40% en zone rurale. Dans sa quête pour l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030, le gouvernement camerounais a mis en place un programme de valorisation de l’énergie solaire photovoltaïque en deux composantes : une composante hors-réseau qui a déjà permis à ce jour la construction de 350 mini-centrales solaires décentralisées dans les zones rurales avec près de 10 000 ménages électrifiés, et une composante centralisée qui a déjà permis la construction de deux centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 36 mégawatts crêtes injectés au réseau, selon les données du Minee.

« La mise en service de ces centrales solaires depuis un an a déjà permis d’éviter les émissions de 27 000 tonnes de CO2 », indique Gaston Eloundou Essomba. En rappel, l’ASI a été lancée par la France et l’Inde lors de la conférence de Paris pour le climat en décembre 2015 avec pour objectif d’aider les pays en développement à accéder plus facilement à cette énergie renouvelable.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi