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Sylvester Madu : « mon cœur bat quand je pense à Bamenda »

Le célèbre acteur nigérian Sylvester Madu, également connu sous le nom de Shina Rambo, a survécu à une attaque armée lors d’une rare visite à Bamenda, siège de la région instable du Nord-Ouest du Cameroun. Invité pour le tournage du film « Abakwa » par Dama Films, il a vécu une nuit tragique qu’il qualifie de « ma nuit noire à Bamenda ».

L’attaque s’est produite dans un bar de la ville et a été perpétrée par des combattants présumés d’Ambazonia, un groupe militant luttant pour l’indépendance des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Cette fusillade a entraîné la mort de cinq personnes et neuf autres ont été blessées, selon un communiqué officiel.

De retour au Nigeria, Madu a partagé son expérience lors d’une diffusion en direct sur sa page Facebook. Il a souligné les lacunes sécuritaires et a déploré le manque de mesures de sécurité malgré les préoccupations exprimées. Il a également exprimé ses condoléances aux familles des victimes et a appelé à la libération des promoteurs de films détenus à la suite de l’incident.

L’acteur a critiqué l’organisation de son déplacement à Bamenda, regrettant le manque de sécurité dans une zone à risque. Il a pointé du doigt l’absence de mesures de sécurité adéquates, soulignant que ses avertissements et les assurances données n’ont pas été suivis d’actions concrètes.

Madu a également mis en garde le gouvernement camerounais contre les actions contre-productives qui pourraient effrayer les investisseurs cinématographiques. Il a plaidé pour que les autorités libèrent les détenus et a appelé à ne pas compromettre l’industrie cinématographique du pays.

En soulignant le rôle positif du cinéma dans la société, Madu a insisté sur le fait que les films peuvent offrir des opportunités aux jeunes en les éloignant des rues. Il a regretté l’annulation des activités prévues pour sensibiliser les élèves à la toxicomanie, tout en soulignant que le film « Abakwa » aborde des problématiques sociales sérieuses, telles que la toxicomanie, les abus, et le trafic humain.

En somme, l’expérience de Sylvester Madu à Bamenda soulève des questions sur la sécurité des acteurs étrangers au Cameroun et appelle à une action responsable des autorités pour assurer la sûreté des visiteurs et protéger l’industrie cinématographique du pays.

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