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Rwanda : les difficultés des jeunes avocats camerounais à obtenir leur stage

Les jeunes avocats camerounais font face à de nombreux obstacles pour obtenir leur stage et exercer pleinement leur métier. En effet, le concours d’entrée en stage n’a pas été organisé depuis neuf ans au Cameroun, ce qui a poussé de nombreux diplômés en droit à chercher d’autres opportunités à l’étranger.

Au Rwanda, environ 400 jeunes étudiants camerounais en droit ont décidé de s’inscrire à l’école de formation du métier d’avocats. Cependant, après une année de formation, ils ne sont toujours pas autorisés à passer leur examen de stage. Cette situation a conduit à une détresse financière pour certains d’entre eux, qui ont déjà dépensé plus de 10.000.000 Fcfa pour survivre.

Le bâtonnier du Cameroun a tenté de convaincre les responsables du ministère de la Justice que l’organisation de l’examen relève de la compétence du Barreau. Plusieurs avocats ont également écrit au ministre pour dénoncer l’ingérence de la chancellerie dans les affaires d’une profession libérale.

Le bâtonnier a souligné que le système de formation des avocats au Cameroun doit être réciproque à celui du Rwanda, selon les exigences du barreau rwandais. Il déplore le fait que si le gouvernement camerounais avait créé une école de formation des avocats, cette situation aurait pu être évitée.

Il est important de noter que ce n’est pas la première fois que des avocats camerounais sont formés au Rwanda et prêtent serment au barreau du Cameroun. Il est donc surprenant de constater les blocages actuels. Le bâtonnier appelle donc le ministère des Relations extérieures et le ministère de la Justice à venir en aide aux 400 jeunes camerounais en détresse au Rwanda.

Selon une source au ministère de la Justice, aucune mesure n’a encore été prise pour assister ces compatriotes. Cependant, un cadre de concertation avec les responsables du barreau est en place pour trouver une solution. Il est également souligné que les contraintes budgétaires et les priorités sécuritaires de l’État ont retardé l’organisation du concours du barreau.

Il est essentiel que des mesures concrètes soient prises pour soutenir ces jeunes avocats camerounais, conformément à l’article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui garantit le droit au travail et à des conditions équitables et satisfaisantes de travail.

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