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Rebecca Enowchong : « Paul Biya, appliquez la même rigueur que celle appliquée à Song et à la Fecafoot aux membres du gouvernement »

Rebecca Enowchong

Rebecca Enowchong, une entrepreneure technologique camerounaise basée aux États-Unis, a récemment sollicité le président Paul Biya pour qu’il applique la même rigueur qu’il a démontrée en limogeant l’entraîneur national de football Rigobert Song.

Enowchong, critique vocale du gouvernement Biya, a exprimé cette demande sur la plateforme de médias sociaux X en déclarant : « S’il vous plaît, Paul Biya, appliquez la même rigueur que celle appliquée à Song et à la Fecafoot [Fédération camerounaise de football] aux membres du gouvernement. Ce n’est pas seulement dans le football que nous devons être exigeants. »

Cette réaction fait suite à la décision du gouvernement camerounais de ne pas renouveler le contrat de Song en tant qu’entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine, les Lions indomptables. Le renvoi de l’entraîneur Song a suivi l’adresse publique du président Biya à la jeunesse camerounaise, dans laquelle il a instruit le ministre des Sports de s’occuper des performances de l’équipe nationale.

La directive de Biya faisait suite à un mécontentement public concernant les performances de l’équipe sous la direction de Song, en particulier leur élimination précoce de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 en Côte d’Ivoire.

Enowchong estime que l’application du même niveau de responsabilité à d’autres fonctionnaires gouvernementaux pourrait entraîner des changements positifs dans le pays. Son message a trouvé un écho favorable chez certains Camerounais, qui ont exprimé leur soutien à son point de vue, tandis que d’autres se demandent si un simple changement d’entraîneur suffirait à susciter un développement significatif dans le football camerounais.

Le président Biya, au pouvoir depuis 1982, avait promis « rigueur et moralisation ». Cependant, les critiques soutiennent que les actions actuelles de l’administration contredisent ces engagements initiaux.

Biya, le président le plus ancien du Cameroun, a été critiqué pour plusieurs problèmes et échecs au cours de sa présidence. Les critiques portent sur des abus des droits de l’homme, la répression politique, la corruption, les inégalités économiques, la gestion de la crise anglophone, les irrégularités électorales, le chômage des jeunes, ainsi que les défis en matière de santé et d’éducation. Des abus des droits de l’homme ont été signalés, notamment des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des arrestations arbitraires.

La répression politique a été critiquée pour avoir réprimé l’opposition politique et restreint la liberté d’expression. La corruption reste une préoccupation majeure au Cameroun, classé par l’Indice de perception de la corruption de Transparency International comme un pays présentant un niveau élevé de corruption. Les inégalités économiques demeurent un problème majeur, de nombreux citoyens étant confrontés à la pauvreté et au manque d’accès aux services de base. La réponse du gouvernement à la crise anglophone a été critiquée pour son approche autoritaire, entraînant une escalade et des violations des droits de l’homme.

Les élections au Cameroun ont été accusées d’irrégularités, et le gouvernement n’a pas mis en œuvre de politiques efficaces pour résoudre le chômage des jeunes. Les systèmes de santé et d’éducation continuent de faire face à des défis, notamment des ressources insuffisantes et des disparités entre les zones urbaines et rurales.

Les appels d’Enonchong à ce que Biya applique les mêmes mesures dans tous les secteurs de la gouvernance sont donc justifiés. Se concentrer sur la demande de responsabilité dans le football tout en ignorant les échecs généralisés de son gouvernement témoigne d’une certaine hypocrisie.

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