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Rassemblement de l’opposition indienne à l’approche des élections

Les Turcs ont voté dimanche pour élire leurs maires, un scrutin clé pour le président Recep Tayyip Erdogan, déterminé à reconquérir Istanbul, la capitale économique du pays, passée aux mains de l’opposition en 2019.

Les bureaux de vote des 81 provinces du pays ont fermé leurs portes entre 16h00 et 17H00 (15h00 et 16h00 en Suisse), et les premiers résultats partiels sont attendus en début de soirée.

Face à la crise économique sévère qui frappe les classes moyennes en particulier, les maires d’opposition des deux plus grandes villes du pays, Istanbul et Ankara la capitale, étaient donnés favoris par les instituts de sondage.

« Il y a un besoin d’équilibre au moins au niveau local contre le gouvernement », estimait par ailleurs Serhan Solak, 56 ans, un habitant d’Ankara soucieux de ne pas favoriser la concentration des pouvoirs en s’apprêtant à voter pour le maire sortant du CHP (social-démocrate), Mansur Yavas.

Si le chef de l’Etat n’est pas candidat à ces élections locales, son ombre a plané plus que jamais sur les urnes. À 70 ans, dont vingt-et-un au pouvoir, M. Erdogan a jeté toute sa stature d’homme d’Etat dans la campagne, labourant son pays de 85 millions d’habitants aux côtés des candidats de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur). « Cette élection marquera le début d’une nouvelle ère pour notre pays », a-t-il affirmé après avoir voté à Istanbul à la mi-journée.

Bataille d’Istanbul

Le chef de l’Etat, qui dispose d’un temps d’antenne illimité, s’est particulièrement investi dans la bataille d’Istanbul, dont il fut maire dans les années 90 avant de conquérir le pouvoir, pour soutenir son candidat, un ancien ministre peu charismatique, Murat Kurum.

Il s’agit de reprendre la principale ville du pays au maire sortant (CHP) Ekrem Imamoglu, qui la lui avait ravie en 2019 à l’issue d’un âpre scrutin, lui infligeant son pire revers électoral.

« J’espère qu’Istanbul et la Turquie se réveilleront (lundi) par un beau matin de printemps », a lancé ce dernier après s’être rendu aux urnes en famille.

S’il est reconduit, l’ambitieux édile, que M. Erdogan dépeint en « maire à temps partiel » dévoré par ses ambitions nationales, marquera des points pour la présidentielle de 2028.

Pour les observateurs, la participation, traditionnellement élevée, jouera un rôle déterminant notamment à Istanbul, où une mobilisation moindre pourrait nuire à M….

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