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Quatre hommes jugés pour l’attentat au marché de Noël de Strasbourg

Cinq personnes avaient été tuées froidement, en dix minutes à peine, en plein marché de Noël. Le procès de l’attentat de Strasbourg en décembre 2018 s’est ouvert jeudi à Paris, en l’absence de l’assaillant, un homme radicalisé abattu après 48 heures de traque.

Dans cette affaire, quatre hommes, soupçonnés d’avoir joué un rôle, à des degrés divers, dans la fourniture d’armes à l’auteur des coups de feu, vont comparaître pendant cinq semaines devant la cour d’assises spéciale, composée uniquement de magistrats.

Un cinquième suspect sera jugé seul, ultérieurement, et sur une plus courte période en raison de son état de santé.

« Allah Akbar »

Ce soir du 11 décembre 2018, Chérif Chekatt, un homme de 29 ans, avait surgi en plein coeur du traditionnel marché de Noël de Strasbourg et ouvert le feu sur des passants en criant « Allah Akbar ». Au total, il avait tué, en dix minutes, cinq personnes et en avait blessé onze autres.

Parmi les morts, Antonio Megalizzi, journaliste italien de 28 ans, était venu couvrir la session du Parlement européen. Bartosz Orent-Niedzielski, 36 ans, d’origine polonaise et installé en Alsace était une figure de la vie culturelle locale. Il couvrait lui aussi en tant que journaliste les sessions du Parlement européen.

Kamal Naghchband, Franco-Afghan de 45 ans, avait fui son pays en guerre pour s’installer à Strasbourg, Anupong Suebsamarn, touriste thaïlandais de 45 ans, était en vacances avec sa femme. Le cinquième mort, Pascal Verdenne, 61 ans, était un employé de banque à la retraite.

L’émotion avait été d’autant plus considérable que cet attentat s’inscrivait dans une série d’attaques jihadistes, notamment celles de Paris de janvier et novembre 2015 (17 puis 130 morts), et de Nice (sud-est), en juillet 2016 (86 morts).

Multirécidiviste

Le meurtrier, un multirécidiviste de 29 ans, condamné 20 fois en France pour des faits de droit commun, était fiché pour radicalisation islamiste.

Traqué pendant deux jours, Chérif Chekatt avait été repéré dans le quartier du Neudorf et tué dans un échange de tirs avec des policiers.

Le lendemain, l’attentat avait été revendiqué par le groupe Etat islamique, un acte toutefois jugé opportuniste par les enquêteurs. Une vidéo d’allégeance à l’EI avait néanmoins été retrouvée sur une clé USB au domicile de l’assaillant.

Cinq hommes ont par la suite été mis en examen dans ce dossier pour avoir fourni…

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