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Contre le charbon et le méthane, et pour le nucléaire et les renouvelables. Les pays de la COP28 à Dubaï mettent les projecteurs samedi sur le monde énergétique de demain, parallèlement à des négociations sur les moyens de parvenir à un monde sans énergies fossiles.

Tripler les renouvelables

C’est l’objectif qui a le vent en poupe: plus de la majorité des nations, au moins 118, veulent tripler les capacités d’énergies renouvelables (solaire, éolien, hydroélectricité, biomasse…) et doubler l’efficacité énergétique d’ici 2030.

L’annonce, préparée depuis des mois et déjà soutenue par les pays du G20, est un « message très fort » aux marchés, a dit à l’AFP sur place la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Cet engagement, non contraignant à ce stade, finira-t-il dans une décision de la COP, qui s’imposerait à tous les signataires de l’accord de Paris ? Pour l’instant, la Chine, l’Arabie Saoudite, l’Iran et la Russie manquent à l’appel.

Sortir des fossiles ?

En parallèle, les milliers de négociateurs de près de 200 pays enchaînent les réunions dans des dizaines de salles ou dans les cafés en plein air de l’Expo City 2020, l’immense site qui accueille l’événement depuis le 30 novembre à quelques kilomètres des gratte-ciel rutilants de Dubaï.

Les plus en vue de ces délégués sont ceux qui tentent d’avancer sur l’enjeu primordial: le projet d’accord final qui doit être adopté par consensus d’ici le 12 décembre.

Une première version a été débattue jusque tard vendredi soir, immédiatement marquée, selon un participant, par un bras de fer sur la sortie ou la réduction des énergies fossiles: pétrole, gaz et charbon.

« Chacun est resté sur ses positions traditionnelles », a déclaré cette source, l’Arabie saoudite plaidant pour le déploiement massif des techniques de captage de carbone tandis que l’Union européenne défendait la sortie des fossiles.

Samedi, 50 entreprises pétrogazières, représentant 40% de la production mondiale, se sont engagées à décarboner leurs opérations de production d’ici 2050, a annoncé samedi comme une victoire la présidence émiratie de la COP28, dirigée par le patron de la compagnie nationale Adnoc.

Mais l’engagement n’englobe pas les émissions issues de la combustion du pétrole et du gaz par leurs clients, soit la majeure part. Et n’a suscité aucun commentaire positif des ONG.

Pour Andreas Sieber, de l’ONG…

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