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Protestations à Belgrade, Moscou dénonce une « déstabilisation »

Des manifestants serbes dénonçant des fraudes électorales ont paralysé lundi plusieurs rues à Belgrade, notamment devant le gouvernement. Moscou a accusé l’Occident de chercher à « déstabiliser » la Serbie.

Le président serbe Aleksandar Vucic a fustigé les violences dans la capitale la veille au soir et affirmé avoir des preuves qu’elles avaient été « fomentées à l’étranger ».

Principal allié de Belgrade, Moscou est monté au créneau: « Il est évident que l’Occident dans son ensemble cherche à déstabiliser la situation » en Serbie, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, citée par l’agence publique RIA Novosti.

Elle a comparé ces manifestations à celles du Maïdan à Kiev, qui ont abouti à l’arrivée au pouvoir de pro-Occidentaux en Ukraine début 2014. « Les tentatives de forces tierces, y compris depuis l’étranger, de provoquer de tels troubles à Belgrade sont évidentes », lui a fait écho le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point de presse quotidien.

Lors du scrutin du 17 décembre, le parti de M. Vucic (SNS, droite nationaliste) a obtenu plus de la moitié des 250 sièges du Parlement. Mais la plus grande coalition d’opposition, La Serbie contre la violence, a, dès le lendemain, dénoncé des fraudes électorales, parmi lesquelles le fait d’avoir permis aux électeurs serbes de la Bosnie voisine de voter illégalement dans la capitale.

L’Union européenne et l’Allemagne ont critiqué la situation, Berlin qualifiant les allégations rapportées d' »inacceptables » pour un pays espérant rejoindre l’Union européenne.

Succès autour de l’économie

A la tête de son pays, Aleksandar Vucic a néanmoins été particulièrement habile à équilibrer les liens entre l’Est et l’Ouest, promettant de maintenir la Serbie sur la voie de l’adhésion à l’UE, tout en restant très proche de la Russie et en courtisant la Chine autant que Washington. Mais, depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, Belgrade n’a jamais appliqué de sanctions contre la Russie, d’où elle importe notamment du gaz.

Aussi, tout comme Belgrade, Moscou, ne reconnaît pas l’indépendance du Kosovo, ancienne province serbe ayant proclamé sa rupture d’avec la Serbie en 2008, après une campagne de bombardements aériens de l’Otan visant à mettre un terme à la répression serbe contre les Albanais kosovars.

Les succès de M. Vucic dans son pays ont principalement tourné…

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