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Prorogation du programme de réformes économiques du Cameroun : une rallonge financière de la part du FMI

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la prorogation d’un an du programme de réformes économiques du Cameroun, initialement prévu pour se terminer en juillet 2024. Cette décision a été confirmée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, dans un communiqué publié récemment.

Cette extension vise à approfondir certains aspects émergents, notamment la réduction des risques associés au changement climatique, selon le communiqué du ministère des Finances. Il s’agit d’une prolongation du programme économique et financier triennal (juillet 2021-juillet 2024) soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et le Mécanisme élargi de crédit (MEDC).

Cette prorogation permettra au Cameroun de bénéficier d’un financement supplémentaire de 145,4 millions de dollars (environ 89 milliards de FCFA), selon les termes énoncés dans la déclaration du FMI en novembre dernier. De plus, d’autres bailleurs, tels que la Banque africaine de développement (BAD), ont également accordé des appuis budgétaires, dont un prêt de 74,25 millions d’euros (environ 49 milliards de FCFA) destiné à la première phase du Programme d’appui au redressement du secteur de l’électricité (Parsec).

Cette rallonge s’inscrit dans le cadre des efforts entrepris par le Cameroun pour rétablir la viabilité de sa dette, limiter l’inflation et réduire son déficit budgétaire. Les autorités se sont engagées à maintenir le déficit primaire hors pétrole en dessous de 2% du PIB et à ramener l’encours de la dette publique à 40% du PIB d’ici 2024.

En parallèle, le conseil d’administration du FMI a approuvé un décaissement supplémentaire de près de 45 milliards de FCFA en faveur du Cameroun, portant le total des décaissements à environ 345 milliards de FCFA depuis le début du programme triennal en juillet 2021. Ce programme devrait permettre au pays de bénéficier d’environ 770 milliards de FCFA d’appuis budgétaires, dont une partie sera fournie par des bailleurs tels que la BAD, la Banque mondiale, l’Union européenne et la France.

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