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Produits pétroliers : la Scdp met en service un nouveau pipeline pour booster ses capacités de stockage

Lancé en 2021 par la Scdp (Société camerounaise des dépôts pétroliers), le projet de modernisation, sécurisation et amélioration des capacités de réception, conservation et distribution des produits pétroliers est arrivé à une phase décisive.

Véronique Moampea Mbio, le Directeur général de la Scdp, en présence des marketers de produits pétroliers de la place portuaire, a en effet effectué la mise  en service  du pipeline multiproduits d’environ 4 km de long entre la chambre à vannes de la Scdp au port de Douala et le dépôt Scdp de Bessengue. Une sphère de 1000 tonnes métriques (Tm) qui permettra de booster de façon substantielle, les capacités de réception de cette entreprise publique avec la possibilité de décharger de 2 navires en même temps.

Le projet de la Scdp provient du constat que la capacité limitée de stockage de la Scdp imposait un approvisionnement par tanker de faible capacité. Soit 5 000 TM en moyenne. Ce qui induit des coûts élevés, un séjour prolongé des navires à quai et une charge de logistique plus élevée. Sachant que la demande nationale en Gaz de pétrole liquéfié (GPL) était en constante croissance. Soit en moyenne d’environ 10% par an. Correspondant à une demande hebdomadaire de plus de 5 000 TM dans 7 ans.

Cette étape cruciale dans le programme de restructuration technique de la Scdp propulsera à terme, les capacités de dépôt de réception GPL Scdp de Bonaberi, dépôt de réception de 2 500 TM. «Nos capacités en autonomie étaient de seulement cinq jours. Cette limite nous mettait dans une situation d’approvisionnement du pays en flux tendu de façon continuelle. Tout retard dans la logistique d’approvisionnement par tanker de plus de quatre jours engendrerait une pénurie. Le programme engagé par la Scdp visant à disposer des capacités de stockage beaucoup plus importantes, induira une meilleure résilience », précise Véronique Moampea Mbio.

Toutefois  la nouvelle sphère de 1 000 TM, d’un coût total d’environ 9 milliards de Fcfa, entre en exploitation en 2024, et permettra de réduire le déficit de stockage observé actuellement. « La conjoncture internationale suite à la crise russo-ukrainienne a un effet négatif sur nos stocks, et par contagion, dans les usines de production et des entreprises. Ce qui entraîne l’augmentation du prix du baril sur le marché international », ajoute Véronique Moampea Mbio.

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