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Mvog-Betsi : terreur sur les réfugiés de la Crise anglophone

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Les déplacés internes des régions du Nord-ouest et Sud-ouest (Noso), subissent la fureur d’un potentat nommé Amadou Moussa, ex Dg du défunt Complexe avicole de Mvog-Betsi (Cam) SA dans l’arrondissement deYaoundé 6e.

L’ancien directeur général (Dg) du défunt Complexe avicole de Mvog-Betsi (Cam) SA, dans l’arrondissement de Yaoundé VI, n’est pas à son premier acte de cruauté vis-à-vis des déplacés internes des régions du Nord- ouest et du Sud-ouest (Noso) logés au Cam SA. Bafouant l’autorité du sous-préfet et du maire de cet arrondissement, Amadou Moussa a le 25 juin dernier entrepris la destruction des constructions des déplacés du Noso désormais sans abri.

Le récit émouvant d’un témoin ayant requis l’anonymat renseigne à suffire sur la terreur qui frappe les déplacés internes du Noso: « Sur la colline de Complexe avicole de Mvog-Betsi, réside un ex directeur général retraité dudit Complexe, le bien nommé Amadou Moussa. Il ne respecte personne, ni le sous-préfet et ni le maire.

Publiquement il dit que le sous-préfet c’est qui ? Le maire (Ndlr, Jacques Yoki Onana) c’est qui ? Les dessous de cette terreur sur les réfugiés du Noso, font état de ce qu’une guerre d’intérêts égoïstes oppose l’ex-dg et le chef de bâtiment de la provenderie, Mbedem Moïse Après la fermeture du Cam SA, le patrimoine de cette défunte structure se trouvait encore en son sein.

Un jour, l’ex-dg, Amadou Moussa, demanda les clés du bâtiment de la provenderie pour retirer la voiture de Mbedem Moïse, le chef de bâtiment de la provenderie, mise en vente. Pour des raisons inavouées, l’ex- dg, va liquider tous les matériels qui s’y trouvent à l’exception de deux machines « mélangeurs » dont l’une demeure opérationnelle. Les choses vont changer dès le retour Mbedem Moïse au Cam SA, après une longue absence, suite aux problèmes familiaux.

A sa grande surprise, le bâtiment est vidé. C’est alors qu’il saisit le Dg mandaté avant la fermeture du Cam SA, en l’occurrence, monsieur Manga Alain Basile, pour un constat d’huissier. Pour protéger le dernier patrimoine du Cam SA, Manga Alain Biaise, Dg courant, y a placé un vigile.

Le chef de bâtiment Mbedem Moïse, dans élan de solidarité, va ouvrir les portes du Cam SA pour favoriser le logement temporaire des déplacés internes venant du Noso, moyennant un sou comme le disposait les autres chefs de bâtiment L’argent généré par ce logement temporaire des déplacés internes du Noso va créer une passe d’arme entre l’ex Dg,Amadou Moussa, et Mbedem Mdise, chef de bâtiment de la provenderie. L’ex Dg étant furieux de rien percevoir de cet argent.

Voilà d’où n’ait le conflit d’intérêt à l’origine de la persécution et de la séquestration que subissent le vigile et les déplacés internes subiront depuis un certain temps jusqu’à présent, de l’ex-dg. Au départ, ce dernier a envoyé un émissaire pour annoncer le démontage des machines, bien après il accuse le vigile de faire la sous-location. Ce mensonge n’avait d’autant plus prospéré que chaque déplacé interne construisait son logement temporaire au sein du Cam SA.

L’ex Dg va sortir un autre mensonge selon lequel,il aurait loué le bâtiment de l’Etat au Ministre du Commerce dont il détient le contrat de bail. Le 26 avril dernier, des gros bras à sa solde ont entrepris la destruction des logements du vigile et des déplacés internes. Il avait fallu l’intervention du maire deYaoundéVI, Jacques Yoki Onana et la population du voisinage pour stopper cette terreur. En bon manipulateur, il revint le jour d’après présenter ses excuses avec quelques graines de riz.

Au moment où ses victimes attendent réparation du préjudice subi, il contacta le sous- préfet afin avec intention de l’amener à adhérer à son projet de d’expulsion des déplacés internes du Noso. Peine perdue ;le sous-préfet ayant déjà été saisi pas le Dg courant. Manga Alain Basile, a rejeté le projet d’expulsion des réfugiés concocté par l’ex-Dg.

Alors, il se rebelle, martelant que le sous-préfet c’est qui ? Le maire c’est qui ? Même la présidence ne peut pas l’arrêter. Il réunit autour de lui plus de 30 gros bras, prêts à détruire la résidence du vigile et de quelques déplacés internes devant les yeux des éléments du commissariat du 13eme qui se sentaient numériquement inférieurs ce dimanche le 25 juin 2023. Ce jour-là, l’ex-dg savait que l’administration est fermée et que le sous-préfet ne pourra pas intervenir.

N’eut été l’intervention des voisins, le pire se serait produit Les déplacés internes du Noso demandent réparation du préjudice subi. Nul n’est au-dessus de la loi. L’Administration Territoriale est interpellée. Les bâtiments du Cam SA appartiennent tous à l’Etat. Comment admettre que l’ex-dg lui-même résidant dans les bâtiments de l’Etat, s’emploie à terroriser ceux qui y vivent aussi ?” Affaire à suivre.

Arsène Ndzana, L’Indépendant

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