L’avocat inscrit au Barreau de Paris Christian Ntimbane Bomo qu’une négociation entre la Fecafoot et Le Coq Sportif est nécessaire pour l’intérêt des Lions indomptables.
La décision du Tribunal judiciaire de Paris favorable à Le Coq Sportif meuble depuis hier, analyses, débats et commentaires au Cameroun. Chacun de son bord essaie de se convaincre que c’est avec l’équipementier de la partie dont il est partisan que les Lions indomptables iront à la Coupe du monde 2022. Me Christian Ntimbane Bomo pense que ce qu’il faut à l’heure actuelle, c’est une médiation entre Le Coq Sportif et la Fecafoot.
« Personnellement, j’appelle la Fecafoot et le Coq sportif à s’asseoir maintenant autour d’une table et à entrevoir soit la continuité de leur partenariat, soit sa révision, soit les modalités de sa rupture amiable. Étant entendu que le contrat reste l’affaire des parties, même en présence d’une décision de justice ordonnant son maintien. Il va de l’intérêt absolu de l’équipe nationale du Cameroun », écrit Me Christian Ntimbane Bomo.
L’avocat inscrit au Barreau de Paris Ntimbane Bomo évoque un besoin de médiation parce que rappelle-t-il cette affaire peut causer la disqualification du Cameroun de la Coupe du monde qui va se dérouler ce mois au Qatar.
«…Un refus d’exécution de la décision par la Fecafoot, comme je l’ai rappelé dans des précédents posts, pourrait entraîner la disqualification du Cameroun de cette coupe du monde qui,il ne faut pas l’oublier, est une activité de la FIFA. En effet, dans les règlements de la FIFA,les décisions des États ne relevant pas des litiges sportifs, en l’espèce ce litige commercial, sont opposables à la FIFA, qui d’ailleurs dans son règlement sur l’Equipement protège les droits des équipementiers. Voir les Article 1, 4 et suivants de ce règlement », écrit-il.
Toutefois, l’avocat affirme que l’équipementier s’il doit continuer son partenariat avec la Fecafoot doit revoir les montants versés à la Fecafoot.
« À contrario, le Coq sportif devra bien comprendre que les lions indomptables du Cameroun, malgré un passage à vide au moment de la signature du contrat de partenariat reste un produit commercial de grande valeur. Les montants qu’elle verse actuellement à la Fecafoot étant quelque peu rabaissés. Il y aura donc lieu de les réévaluer dans le cadre d’une négociation apaisée », écrit-il.







