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Cameroun Actuel

Mahorais solidaires des décasés

Mayotte, correspondance privée.

La pente est raide pour atteindre les murs en tôle ondulée protégeant la terre de Zaïna. Pour s’y rendre, il faut emprunter un escalier de pneus ancrés dans le sol, en prévision des fortes pluies qui inondent parfois Dzoumogné. Ce village du nord de Mayotte est l’un des plus pauvres de l’île. Mais Balzac n’a-t-il pas dit que « Seuls les pauvres sont généreux » ?

C’est en tout cas ce qu’illustre Zaïna, une quinquagénaire qui y vit depuis de nombreuses années avec son mari et ses deux filles adolescentes. Dans quelques jours, cette Comorienne accueillera des membres de sa famille de Kawéni – le fameux « plus grand bidonville de France » – et dont la maison sera démolie dans le cadre de l’opération « Wuambushu ».

« Je comprends la frustration des Mahorais. Mais je suis contre le fait que beaucoup de gens qui ne demandent rien de plus que de sortir de la misère se retrouvent dans une misère encore plus profonde, sans rien, ils perdront le peu de choses qui ont de la valeur pour eux. » Zaïna, habitante de Dzoumogné

« Je comprends la frustration des Mahoraisdit Zaïna. Je vis moi-même dans la peur qu’un de mes enfants soit agressé lors d’un voyage. Mais je suis contre le fait que beaucoup de gens qui ne demandent rien de plus que de sortir de la misère se retrouvent dans une misère encore plus profonde, sans logement, sans rien, ils perdront le peu de choses qui ont de la valeur. pour eux. »

Tous ces écoliers « qui vont se retrouver seuls, sans leurs parents, pour finir par décrocher et devenir sûrement d’autres délinquants ».

Sur l’île au lagon, où tout le monde se connaît, les décas en situation régulière ou non peuvent souvent compter sur leurs proches ou leurs connaissances pour faire demi-tour. Titulaire d’un titre de séjour, Zaïna va héberger un couple et leurs trois enfants – tous français – juste à côté de chez elle, pour éviter les désagréments de la cohabitation forcée, vécus il y a quelques années lorsqu’elle a ouvert ses portes. à une autre personne menacée de décapitation.

 » J’ai ma maison et je garde celle d’une personne qui habite en Franceexplique la mère. Alors, avec l’autorisation du propriétaire, je vais les y mettre jusqu’à ce qu’ils trouvent un autre logement. Ainsi, ils auront leur intimité et leur indépendance, et leurs enfants pourront continuer leur scolarité sereinement. » Zaïna soupire, et pense à tous ces écoliers « qui vont se retrouver seuls, sans leurs parents, pour finir par décrocher et devenir sûrement d’autres délinquants ».

Prendre soin des jeunes pour qu’ils ne tombent pas dans la violence, c’est précisément ce que tente de faire Stéphane, enseignant dans un lycée de Mamoudzou. Face aux « disparitions » d’élèves du jour au lendemain dans les salles de classe, il décide d’aider deux d’entre eux menacés par de futurs…

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