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Madagascar : au moins 100 viols sur mineurs au cours du mois de janvier

Cette semaine, le Parlement malgache a adopté des mesures visant à durcir les peines infligées aux auteurs de viol sur mineur dans le but de lutter contre la recrudescence des viols sur l’île. Cependant, cette décision est contestée par les défenseurs des droits de l’homme, qui estiment que cette disposition pose des problèmes d’ordre juridique et éthique.

Le nouveau texte prévoit la castration chirurgicale pour les auteurs de viols commis sur des enfants de moins de 10 ans. Pour les violeurs d’enfants âgés entre 10 et 18 ans, la castration, qu’elle soit chimique ou chirurgicale, est également envisagée. Ces peines ont été adoptées dans un contexte où le gouvernement malgache fait face à une recrudescence alarmante des viols sur mineurs, avec 133 cas recensés uniquement pour le mois de janvier selon les chiffres officiels.

Cependant, Amnesty International a vivement critiqué cette mesure, qualifiant la castration de « promotion de la torture » et un traitement « dégradant et inhumain ». Nciko wa Nciko, Conseiller pour Madagascar chez Amnesty International, a souligné que la castration entraîne un préjudice grave et irréversible, et qu’il existe des risques d’erreurs judiciaires qui pourraient innocenter un individu ultérieurement.

La ministre de la Justice, Landy Randriamanantenasoa, justifie cette décision en déclarant que la loi actuellement en vigueur n’a pas réussi à dissuader les auteurs de ces infractions. Elle soutient que ces peines graduelles, en fonction de l’âge des victimes, offrent une meilleure protection aux enfants. La ministre souligne également que le pays est souverain et a le droit de modifier ses lois dans l’intérêt général du peuple.

Avant d’entrer en vigueur, le texte doit être validé par la Haute Cour constitutionnelle et promulgué par le président de la République, Andry Rajoelina. Cette initiative soulève des débats intenses entre ceux qui soutiennent ces mesures draconiennes pour lutter contre le fléau des viols sur mineurs et ceux qui considèrent que cela compromet les principes fondamentaux des droits de l’homme.

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