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Loi de finances 2024 : nouvelles exonérations et taxes pour stimuler les secteurs clés

Le projet de loi de finances 2024, actuellement en cours de processus d’adoption parlementaire au Cameroun, réserve des mesures d’exonération des droits de douane pour certains équipements importés visant à dynamiser des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’adduction d’eau potable, l’élevage, la pêche et la santé.

À partir du 1er janvier prochain, et pour une période de 24 mois, ces équipements bénéficieront d’une exonération des droits de douane. Cette initiative, prévue par le projet de texte adopté à l’Assemblée nationale, vise à encourager les investissements dans ces domaines cruciaux pour le développement national.

Le secteur énergétique est particulièrement ciblé, avec pour ambition de porter la part des énergies renouvelables à 25% du mix énergétique du pays d’ici 2030. Par ailleurs, une réduction de 50% sur la valeur imposable des pièces de véhicules importées est également prévue pour les entreprises de fabrication et de montage automobile, étalée sur une période de 10 ans.

Cependant, cette loi de finances présente également des mesures d’accises destinées à favoriser la production locale et limiter les importations. Des droits d’accises sont instaurés sur des produits tels que les produits à base de céréales, les huiles raffinées importées, les meubles en métal, en bois et en matière plastique, ainsi que sur les cercueils et autres ouvrages en bois.

Par ailleurs, une augmentation du droit de sortie des grumes est prévue dès le 1er janvier, passant à 75%, dans le but de promouvoir l’industrie du bois au niveau national. Cependant, une réflexion est suscitée par le rétablissement des droits de douane à l’importation du riz, notamment pour les variétés haut de gamme, étant donné que le Cameroun ne produit pas encore de telles variétés.

Enfin, une mesure réjouissante pour les industries est la réduction de la taxe spéciale sur les produits pétroliers (TSSP) pour le gaz naturel utilisé par les entreprises, passant de 70 Fcfa le mètre cube à 60 Fcfa, une initiative visant à stimuler l’utilisation du gaz naturel dans le cadre industriel.

Cette loi de finances 2024, oscillant entre incitations à l’investissement et protections pour les secteurs nationaux, suscite des débats et interrogations au sein de la société civile et des acteurs économiques quant à ses impacts à court et long terme sur l’économie du pays.

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