fbpx

Cameroun Actuel

L’État camerounais subventionne le blé pour soutenir le pouvoir d’achat, mais les implications à long terme restent à surveiller

L’année 2022 s’est terminée au Cameroun avec une subvention de l’État à d’autres produits de grande consommation, en plus de la subvention des produits pétroliers. Le blé, l’une des principales céréales qui pèsent sur la balance commerciale du pays, a bénéficié de cette subvention. Cette mesure concrète vise à soutenir le pouvoir d’achat des Camerounais, selon le Directeur général du Budget (DGB), Cyrill Edou Alo’o.

La subvention du blé, différente de celle des produits pétroliers, est devenue nécessaire après la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les deux principaux fournisseurs de blé au Cameroun. Cette situation a entraîné une flambée des prix du blé à l’importation. En conséquence, le prix d’une baguette de pain de 200 g est passé de 125 F à 150 F le 17 mars 2022, et le sac de farine de 50 kg est passé de 19 000 Fcfa à 24 000 Fcfa.

Cependant, grâce à la subvention de l’État, les prix du pain sont restés inchangés depuis cette période. Le sac de blé est désormais vendu autour de 21 000 Fcfa, contre 24 000 Fcfa auparavant. Cette subvention a permis de dissiper les inquiétudes des meuniers et des boulangers.

Cette mesure gouvernementale visant à soutenir le pouvoir d’achat des populations est donc largement appréciée. Cependant, si le conflit entre la Russie et l’Ukraine persiste, elle pourrait avoir des implications financières pour l’État, qui dépense déjà beaucoup d’argent chaque année en termes d’importations de blé en raison d’une production toujours inférieure à la demande nationale.

Il convient de rappeler que lors de la plénière à l’Assemblée nationale le 30 juin 2023, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobé, a indiqué que le besoin en blé au Cameroun est de 900 000 tonnes par an, tandis que le pays importe également 900 000 tonnes.

Dans le but de développer la production et la transformation du blé au Cameroun, le chef de l’État a instruit le gouvernement en juillet 2023 d’accorder une enveloppe de 10,3 milliards de Fcfa à l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irdad). Il reste maintenant à attendre les résultats concrets des nombreux projets en cours dans le secteur.

Il est encourageant de voir que l’État camerounais prend des mesures pour soutenir la production nationale de blé et réduire la dépendance aux importations. Cependant, il est important de surveiller attentivement les implications à long terme de ces subventions et de s’assurer que les investissements dans la production locale de blé sont suffisants pour répondre à la demande croissante du pays.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi