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Les scandales politiques français sont-ils désormais une monnaie d’échange à l’ère d’Internet ?

Elle a été rapidement éclipsée par ce qui a suivi (une petite chose appelée la pandémie de Covid), mais en février 2020, l’attention à Paris s’est concentrée sur un scandale politique.

Benjamin Griveaux, proche collaborateur et collègue du parti d’Emmanuel Macron, a annoncé qu’il se retirait de la course à la mairie de Paris après la diffusion en ligne d’une vidéo et d’images de lui dans une situation sexuelle.

La vidéo avait été réalisée plusieurs années plus tôt par Griveaux, et envoyée à une femme avec laquelle il entretenait une liaison. En 2020, elle et son nouveau partenaire, un artiste russe célèbre pour avoir cloué son scrotum sur la Place Rouge, ont décidé de publier la vidéo.

La condamnation fut rapide.

Mais il ne faut pas condamner Griveaux, marié et père de trois enfants, mais condamner ceux qui ont publié la vidéo intime.

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« Rien, absolument rien, ne peut justifier ce genre de pratiques. Ignominieux. Pathétique », a tweeté Valérie Hayer, une collègue du parti de Macron. La République en marche !

Et il n’y avait pas que ses collègues : même des personnes connues pour ne pas aimer Griveaux ont pris sa défense.

« Franchement, je trouve les réactions à l’affaire Griveaux choquantes », a tweeté Taha Bouhafs, journaliste et militant français connu comme un farouche opposant à LREM.

« Je méprise Griveaux politiquement, mais sa vie privée doit rester privée. »

Il s’agit d’un rare accord transpolitique qui a trouvé un écho de gauche à droite : ce type d’« américanisation » de la sphère publique française n’était pas souhaité.

Trois ans plus tard, les éditeurs de la vidéo, Alexandra de Taddeo, ancienne compagne de Griveaux, et l’artiste russe Piotr Pavlenski, ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour avoir publié une image intime sans le consentement du sujet.

Mais malgré les poursuites judiciaires, cela signifie-t-il que la chasse est désormais ouverte à la vie sexuelle des hommes politiques français ?

L’effet en ligne ?

La vie publique et la vie privée sont traditionnellement séparées en France.

« La presse française était autrefois un gardien qui empêchait ces histoires de divulguer », a déclaré Elodie Fabre, professeure de politique française à l’Université Queen’s de Belfast.

Pendant de nombreuses années, les rédactions françaises ont fonctionné selon la règle non écrite selon laquelle un homme politique trompant sa femme n’était pas une nouvelle, mais un potin.

« Nous savions tous que les présidents de la République menaient une vie mouvementée et aventureuse. Mais nous n’en parlions pas », a déclaré Jean Garrigues, historien français spécialisé en histoire politique.

L’ancien président François Mitterrand n’a pas réussi à cacher un enfant au public pendant des années parce qu’il a miraculeusement trompé les médias, mais parce que les…

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