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Les autorités françaises enquêtent sur près de 200 millions de FCFA en cash saisis sur Samuel Eto’o à l’aéroport de Paris

En matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, tout dépôt de cash dans une banque d’un certain montant ou transport de cash, nécessite de présenter des justificatifs. Car l’argent pourrait provenir soit de la fraude, de la corruption ou d’activités criminelles et pourrait servir à financer le terrorisme. Des justificatifs sont dès lors exigés. Il s’agit de la réglementation internationale du GAFI et des directives de l’Union Européenne en matière de blanchiment d’argent.

Ainsi, lorsque les Douanes Françaises mettent la main sur le président de la fédération camerounaise de Football, Samuel Eto’o, en partance pour l’Algérie avec plus de 300 000 euros, soit près de 200 millions Fcfa, il doit présenter des justificatifs parce qu’il n’est autorisé à voyager qu’avec 10 000 EUR. A défaut, il doit déclarer les sommes en sa possession. Mais Samuel Eto’o n’a pas déclaré son argent avant de voyager. Erreur.

Car la loi française stipule qu’en cas de non-déclaration, de fausse déclaration ou de non présentation de l’argent, la personne est passible de sanctions prévues à l’article L152-4** du code monétaire et financier notamment une amende pouvant aller jusqu’à 50 % de la somme sur laquelle a porté l’infraction ou la tentative d’infraction et la retenue temporaire de l’argent liquide.

Titulaire d’un passeport diplomatique qu’il à présenté aux douaniers, Samuel Eto’o ne sait pas qu’il est susceptible d’être considéré comme une personne politiquement exposée ( PEP). C’est à dire il entre dans la catégorie des personnes placées sous haute surveillance en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Deuxième erreur.

Samuel Eto’o fait donc intervenir l’ambassadeur du Cameroun à Paris, Magnus Ekoumou pour récupérer son magot. Alors que l’ambassadeur lui même ignore sa provenance. Néanmoins il actionne ses leviers diplomatiques pour sauver son illustre compatriote.

Mais, devant les questions persistantes et incisives des autorités françaises sur l’origine des fonds, l’ambassadeur du Cameroun à Paris est obligé de battre en retraite pour éviter des tensions entre Paris et Yaoundé. Non sans avoir demandé à Samuel Eto’o de fournir les pièces justificatives de la provenance de ses fonds.

Prudent, l’ambassadeur Magnus Ekoumou rend compte à Yaoundé de l’incident. Quant à Samuel Eto’o, il ne fournira aucune preuve aux autorités françaises.

Devant la renonciation de Dadis Camara à ses 300 000 EUR a finit de convaincre la douane française d’être sur une piste de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Et a depuis ouvert une enquête sur les activités de Samuel Eto’o.

Boris Bertolt

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