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Le gouvernement estime à 25 le nombre de morts dans le massacre de Mamfe

Après près de 48 heures de silence officiel à la suite de l’incident tragique de Mamfe, également connu sous le nom de massacre de Mamfe, René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication (MINCOM), a publié un communiqué. Il a cependant affirmé que le bilan était de 25 morts, alors que de nombreux témoignages oculaires avancent un chiffre beaucoup plus élevé.

Le communiqué du gouvernement a identifié sans équivoque les auteurs de cet acte abominable comme étant les Manyu Unity Warriors, affiliés aux Forces de défense ambazoniennes autoproclamées. Il a fait état de 25 morts (19 hommes, 5 femmes et 1 enfant), un chiffre qui contredit les rapports antérieurs provenant de vidéos en ligne et de témoins sur place. La situation reste sous observation, et d’autres cas sont en attente de confirmation.

Le communiqué du gouvernement révèle également que les premiers secours ont été acheminés par l’intermédiaire des autorités administratives et judiciaires pour venir en aide aux survivants. « Après avoir pris connaissance de la situation, les autorités administratives et judiciaires ainsi que les forces de défense et de sécurité ont été déployées sur place pour apporter une première assistance aux survivants et rétablir l’ordre et la sécurité », explique le communiqué.

Cette évolution a suscité des questions quant à l’endroit où se trouvaient ces autorités et forces de défense au moment où l’attaque a eu lieu.

En plus de condamner cet acte à travers une déclaration écrite, le gouvernement a transmis les condoléances du chef de l’Etat aux familles endeuillées et a souhaité un prompt rétablissement aux survivants. Il est intéressant de noter que le président est réputé pour offrir personnellement son soutien aux pays étrangers en période de tragédie, soulevant des questions sur l’utilisation de la déclaration écrite pour faire face à une crise intérieure.

Le massacre de Mamfe fait partie d’une série de meurtres commis au cours de la crise anglophone qui dure depuis sept ans, le gouvernement étant critiqué pour son silence alors que des vies innocentes sont perdues.

La publication de ce communiqué gouvernemental coïncide avec l’appel des citoyens camerounais à une paix durable et aux efforts du gouvernement pour sortir de la crise. Plutôt que de présenter leurs condoléances aux familles en deuil, les responsables semblaient préoccupés de célébrer les 41 ans de mandat du président Paul Biya et de vanter ses réalisations.

Au cours des sept dernières années, le gouvernement a été connu pour réagir avec légèreté aux incidents malheureux liés à la crise anglophone, soit en gardant le silence, soit en publiant des communiqués qui ne font pas grand-chose pour empêcher de nouvelles effusions de sang.

La question se pose de savoir si un communiqué constitue une réponse appropriée dans des circonstances aussi désastreuses et si des responsables du gouvernement, y compris le chef de l’État, devraient être sur place pour confirmer personnellement la situation.

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