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Le Cameroun veut ratifier les statuts du Fonds monétaire africain, 9 ans après leur adoption

 

Yaoundé a jusqu’à la fin de cette année pour se mettre en règle avec ses engagements pris en 2014, en Guinée équatoriale, sur les textes fondateurs du Fonds monétaire africain. La proposition de ratification a été soumise au Parlement. 

Le projet de loi autorisant le président de la République Paul Biya à ratifier le protocole et les statuts relatifs au Fonds monétaire africain (FMA) est actuellement sur la table des parlementaires qui doivent l’examiner dans les jours à venir. Ces statuts avaient été adoptés à Malabo en Guinée équatoriale le 27 juin 2014 et devaient par la suite être ratifiés par les États africains avant la mise en œuvre du FMA qui est une institution financière panafricaine portée par l’Union africaine et dont le siège est établi à Yaoundé, la capitale camerounaise.

Ce projet de loi est soumis au parlement alors que les délais de l’entrée en vigueur des statuts du FMA sont presque atteints. Le projet de texte en question précise que « l’entrée en vigueur des statuts du FMA, suivant l’agenda 2063, est fixée en cette année 2023 ». Et donc, « l’habilitation parlementaire permettra ainsi au gouvernement du Cameroun de mettre en œuvre, conformément à l’article 4 desdits statuts, l’accord de siège signé le 4 avril 2018. Toutes choses qui emporteront la mise en application des privilèges et des immunités consacrés en pareille circonstance », lit-on dans le projet de texte.

La FMA a pour vocation de contribuer à la stabilité économique et à la gestion crises financières en Afrique, en favorisant la croissance macroéconomique et le développement du commerce intra-régional et en permettant une plus grande intégration monétaire. Par ailleurs, d’après ce projet de texte, la mise en place de ce fonds « permettrait aussi de renforcer l’indépendance vis-à-vis des partenaires techniques et financiers externes, ainsi que la cohésion intra-régionale du mécanisme de stabilisation similaire proposé par la Banque africaine de développement ou par le groupe Afreximbank ».

Selon ses statuts le FMA devrait entrer en vigueur après avoir obtenu un minimum de 15 ratifications des États. Mais, neuf ans après l’adoption de ces statuts, ce quota n’a toujours pas été atteint.

 

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