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Le Cameroun va intensifier de la lutte contre le bois illégal qui représente 73% des sciages circulant dans le pays

Le bois illégal, qui désigne tout produit des coupes pratiquées sans autorisation, ou par des moyens illégaux comme le travail des enfants ou le non-respect des règles de protection de l’environnement, est un véritable fléau au Cameroun.

Le ministre des forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, dans une lettre datée du 13 juin 2023, prescrit à ses collaborateurs des services déconcentrés d’« accentuer les activités de contrôle et de saisir tous produits forestiers indûment récoltés en circulation sur le territoire national ».

La mesure d’intensification de la lutte contre le bois illégal en circulation au Cameroun découle, souligne le ministre, des informations faisant état de ce que « des quantités importantes de produits forestiers illégalement exploités circulent en toute quiétude et sont déversés sur le marché intérieur du bois ».

Dans un document publié en septembre 2020, la FAO révèle, par exemple, que « la proportion de sciages provenant de sources légales et approvisionnant le marché domestique est estimée à seulement 27% du volume total de bois d’œuvre en circulation dans les marchés des principales villes du pays. Les 73% restants représentent donc la part de bois illégale fournie dans le marché domestique et ses opérateurs ».

Ce chiffre est confirmé par le Centre de recherche forestière internationale (Cifor). Selon cet organisme international, qui a lancé en 2020 un nouveau projet dénommé « Essor des transactions de sciages d’origine légale au Cameroun », en collaboration avec le ministère des Forêts et de la Faune, les trois quarts des sciages achetés dans les marchés urbains de Yaoundé, Douala et Bertoua sont d’origine informelle.

Afin de faire circuler ces produits illégaux dans le pays, les exploitants forestiers, apprend-on officiellement, n’hésitent pas souvent à utiliser des documents contrefaits.

« Il m’a été donné de constater que certains opérateurs économiques véreux utilisent des documents sécurisés (lettres de voiture et carnet de chantier DF10) contrefaits, pour blanchir le bois exploité illégalement, sachant que certains de vos collaborateurs paraphent et signent les lettres de voiture à blanc, et souvent sans en référer aux formulaires de transmission accompagnant lesdits documents », peut-on lire dans une correspondance du ministre Jules Doret Ndongo, envoyée aux délégués régionaux de son département ministériel en 2021. […]Lire la suite

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