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Le Cameroun signe un accord de prêt de 275,9 millions d’euros avec la Banque mondiale pour le projet d’amélioration du corridor Douala-N’Djamena

Le président camerounais, Paul Biya, a signé le 21 février 2024, une série de décrets, dont l’un autorise le ministre de l’Économie, de la planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, à signer un accord de prêt de 275,9 millions d’euros (environ 181 milliards de Fcfa) avec l’Association internationale de développement (IDA), une institution spécialisée de la Banque mondiale (BM). Ces fonds seront alloués au financement du Projet régional d’amélioration de la performance du corridor rail/route Douala-N’Djamena (Pcdn).

Le Cameroun s’engage ainsi à contracter ces fonds après la 40e session du Comité interministériel des Infrastructures ferroviaires (Comifer) qui s’est tenue à Yaoundé le 31 août 2023. Le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, avait alors annoncé la disponibilité imminente des ressources, soulignant que l’instruction en cours par le Comité national de la Dette publique ouvrait la perspective de signer les accords de financement dans les semaines à venir.

Le Projet régional d’amélioration de la performance du corridor rail/route Douala-N’Djamena (Pcdn) fait partie intégrante du Programme quinquennal n°2 des investissements ferroviaires au Cameroun. Les travaux prévus incluent la réhabilitation de la voie ferrée Douala-Yaoundé, l’aménagement des plateformes multimodales de transition rail/route, des études pour l’expansion du réseau ferré, ainsi que la réhabilitation et l’entretien du corridor routier N’Djamena-Moundou-Frontière Cameroun.

L’objectif principal du projet est de réduire les coûts et les délais de transport sur le corridor Douala-N’Djamena, en optimisant la chaîne logistique et en améliorant la compétitivité des services de transport routier et de transit. Ces améliorations pourraient dynamiser les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Tchad, qui représentent actuellement moins de 5% du total des échanges de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

Bien que les entreprises chargées d’exécuter les travaux ne soient pas encore connues, ce projet revêt une importance stratégique pour le renforcement des infrastructures de transport et le développement économique de la région.

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