fbpx

Cameroun Actuel

La saga familiale de Chantal Biya : révélations sur ses origines dans un livre

Chantal Biya

Le livre « La belle et la République bananière » signé par l’écrivain camerounais Bertrand Teyou, plonge dans les racines familiales de Chantal Biya, épouse du président camerounais, en mettant en lumière la vie de Mengolo Timothée, son grand-père maternel.

Mengolo Timothée, originaire de Ndouma, a marqué le début de la lignée familiale de la Première Dame en s’installant à Dimako, une ville en pleine expansion à cette époque. C’est dans cette localité qu’il a vu naissance à Rosette, une fille qu’il a élevée avec tendresse et affection. La vie de cette adolescente de 15 ans a pris un tournant décisif après sa participation à un concours de beauté.

Le livre de Bertrand Teyou, publié aux Éditions Nation Libre à Douala, dévoile les dessous de la famille présidentielle en plongeant dans le passé et les origines de Chantal Biya. Ce récit révélateur offre un éclairage nouveau sur les fondations familiales de la Première Dame et permet de mieux comprendre son parcours.

Cette publication ne se contente pas de dévoiler des détails sur la lignée de Chantal Biya, mais explore également des aspects clés de l’histoire familiale, mettant en lumière des épisodes méconnus et des secrets jusque-là gardés. Le livre offre ainsi une perspective inédite sur l’histoire de la Première Dame du Cameroun et apporte un éclairage sur son héritage familial.

À travers ces pages, Bertrand Teyou ouvre une fenêtre sur l’arrière-plan familial de Chantal Biya, offrant aux lecteurs une vision plus complète et détaillée de la vie de la Première Dame et de son entourage, révélant ainsi une facette peu connue du pouvoir présidentiel au Cameroun.

Ci-dessous quelques extraits de l’ouvrage :

Quand Mengolo débarque, en sa qualité de travailleur vigoureux et dévoué, il n’éprouve aucune peine à y trouver un emploi. C’est par le dur labeur qu’il réussira à gagner la confiance de ses patrons blancs, à améliorer sa condition et à fonder une famille.

Au fil des années d’effort, la famille Mengolo grandit et s’agrandit, compte parmi elle la jeune Rosette, une adolescente pleine de vie et de beauté. Rosette est admirée par tous, par son éveil et sa dynamique, en parfaite image de son père.

Elle ne passe pas inaperçue dans les rues de Dimako qui, de plus en plus, se développe selon les mêmes appétits que tous les autres eldorados de recherche d’or, vœux de modernité célébrés tous les ans à travers des concours de miss, évènement permettant aux jeunes filles de la région de montrer leur charme.

Lors d’une de ces cérémonies de miss, qui met en lumière les jeunes filles du coin, y comprises celles venant des villages reculés, Rosette, fille de papa Timothée, en est lauréate. L’élue est acclamée par toute l’assistance, une distinction qui fait écho, et retient particulièrement l’attention de Georges Vigouroux, un patron français qui travaille à la SFID et habite le camp des expatriés.

Par son statut de maître blanc, Vigouroux est aussitôt servi, il confie la mission à l’un de ses ouvriers de la SFID, Samba Gaston, membre du jury de l’élection miss, qui s’occupera de dire à Timothée Mengolo le privilège dont il fait l’objet.

La Rosette, toute frémissante, délicate de son âge fragile de 15 ans, franchira, pour la première fois, le camp des expatriés. Un petit bond certes mais le passage d’un univers à l’autre, entre deux mondes proches et au même moment si séparés. Georges découvrant le charme et la tendresse de sa dulcinée l’accueille en princesse, étrangement pris d’égard.

Après les facilitations de Samba Gaston, c’est Banda Véronique, fille de Banda Banda André, assez bien introduite dans le camp des Blancs, qui s’est occupée d’accompagner Rosette. Car comme le veut la tradition africaine, ce sont les femmes qui livrent la muse.

Une liaison amoureuse intense s’en suivra, torride et passionnée, ses fruits ne tardent pas. Une grossesse, puis une naissance, un magnifique bébé auquel on donne les prénoms Chantal Pulchérie. Véronique ira jusqu’au bout de sa besogne, elle sera la marraine de la nouveau-née.

Mais cette naissance met au grand jour une relation que Vigouroux voulait secrète, passagère et sans avenir. Rosette s’était dramatiquement trompée sur l’égard du premier jour que manifesta son compagnon, un égard qui ne voulait en rien dire amour mais désir. Elle n’était qu’une autre petite fille désirée comme il y en a eu d’autres, comme il y en aura d’autres pendant les prochaines élections miss qu’on organisera pour servir spontanément, aux maîtres, les meilleurs fruits de la région.

Étant pris de court par la tournure des choses, Vigouroux a pensé à l’avortement, mais, abandonné aussitôt l’idée car il serait stupide d’engager un projet périlleux contre « une indigène qui de toute façon ne serait pas plus mal en traînant avec elle un rejeton » lui conseille alors son collègue habitué à ce type d’expérience.

Malgré les conseils du collègue, Vigouroux reste contrarié, non pas parce que le trentenaire qu’il est éprouvé du remord pour l’adolescente Rosette; mais à cause de la présence de sa compagne, la mère de son premier fils, venue de France pour quelque vacance. La vérité occultée qui dévastera Rosette, de même que Samba, et son ami Mengolo qui avait eu l’illusion d’une romance sincère.

Rosette est déchirée, un bouleversement qui, couplé à son âge de puberté, devient carrément une bombe sentimentale. Elle est la muse bafouée des chercheurs d’or vert. Elle se livre à la liberté explosive, pour fuir le suicide.

Elle devient instable, insaisissable et incontrôlable ; légère et volage. Une situation qui met en danger l’équilibre conjugal précaire de Vigouroux. De plus en plus, la liaison que Georges a eue avec Rosette ne cesse de constituer une menace, cauchemar quotidien, en plein milieu de forêt équatoriale, à des milliers de kilomètres de sa France.

C’est dans ces conditions, après le départ de sa compagne, que Georges Vigouroux prend la résolution de quitter la SFID, Rosette, le bébé et tout le reste. Pour lui, c’est une mésaventure à mettre sur le compte des vicissitudes de la vie. Il abandonne Rosette et sa forêt, et s’en va continuer l’aventure ailleurs, à Douala, capitale économique, ville portuaire, autre destination de chercheurs de trésor où accostent des marins blancs qui connaissent par cœur le destin des femmes chagrinées.

Après ce brutal départ de Vigouroux, Rosette va vivre un véritable naufrage, une fuite en avant qui ne s’arrête jamais. Elle doit affronter les remontrances silencieuses des regards qui, enviant de moins en moins l’icone de la beauté qu’elle est, la traitent, comme c’est souvent le cas, en épave de Blancs, ce qui signifie début de gloire si on choisit de partir ou fin de parcours désastreux si on décide de rester au village.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi