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La finance islamique en plein essor dans la CEMAC : un nouvel instrument réglementaire favorise le développement économique et financier de la sous-région

L’adoption récente du règlement relatif aux conditions d’exercice et de contrôle de l’activité de finance islamique dans la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) marque une étape importante dans le développement de la finance islamique en Afrique centrale. Ce nouvel instrument réglementaire vise à promouvoir la culture financière islamique dans la sous-région et offre de nouvelles opportunités aux États, aux entreprises et aux secteurs privés pour réaliser des activités de développement conformes aux principes de la finance islamique.

Les Journées communautaires de la finance islamique, organisées par le cabinet African Islamic Finance Consulting (Aifc), réunissent des experts financiers des six pays de la CEMAC afin de vulgariser ce nouvel instrument et de discuter de ses implications. Parmi les participants figurent des représentants des administrations publiques, des institutions financières internationales et islamiques de la CEMAC, tels que la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) et la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA).

La finance islamique regroupe un ensemble de produits et services financiers conformes à la loi islamique, la Charia. Les produits autorisés par le règlement incluent la Mourabaha, la Moussawama, l’Ijara, le Salam, l’Istisna, la Moudaraba et la Moucharaka. Les banques et les établissements de microfinance de la région sont autorisés à offrir ces services et produits, soit exclusivement, soit partiellement. Ce nouveau cadre réglementaire vise notamment à sortir l’activité de la finance islamique de l’informel, car de nombreux établissements de crédit de la région proposent déjà une offre de type « fenêtre islamique » en complément de leurs activités bancaires traditionnelles.

Au Cameroun, par exemple, Afriland First Bank et CCA-Bank proposent déjà des services de finance islamique. Ces institutions bénéficieront d’une période transitoire de deux ans pour se conformer pleinement au nouveau règlement. Selon Hassan Belibi Noah, le Directeur général de l’Aifc, ce nouveau cadre réglementaire permettra d’élargir les activités de la finance islamique dans la sous-région en proposant des produits adaptés aux réalités sociales et économiques des populations.

Bien que le Cameroun soit un pays laïc, il compte environ 33 % de musulmans, ce qui en fait un membre important de la Banque islamique de développement (BID) et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Cette adhésion à des institutions internationales de renom témoigne de l’engagement du pays à promouvoir le développement de la finance islamique.

L’adoption du règlement relatif à la finance islamique dans la CEMAC ouvre de nouvelles perspectives économiques et financières pour la sous-région. Ce nouvel instrument réglementaire favorisera l’élargissement des activités de la finance islamique en offrant des produits adaptés aux besoins des populations. Il est essentiel que les États, les entreprises et les secteurs privés saisissent cette opportunité pour promouvoir le développement économique et financier de la sous-région dans le respect des principes de la finance islamique.

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