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La Centrafrique diversifie ses partenariats militaires : un accord avec les États-Unis confirmé par le président Touadéra

Le président centrafricain, Archange Touadéra, a récemment annoncé avoir signé un accord militaire avec les États-Unis, marquant ainsi une diversification des partenariats stratégiques de la République centrafricaine sur le plan militaire.

Albert Yaloke Mokpeme, porte-parole de la présidence centrafricaine, a officiellement confirmé cette nouvelle, déclarant que ce partenariat représentait un effort de diversification des relations internationales de la République centrafricaine. Les États-Unis ont proposé de former les soldats centrafricains, une initiative à laquelle le président Touadéra a favorablement répondu, acceptant ainsi cette offre de coopération militaire.

Cette décision intervient dans le cadre des efforts de reconstruction de l’armée nationale, un processus pour lequel la République centrafricaine a déjà fait appel à divers partenaires tels que la Fédération de Russie, l’Angola, le Maroc, ou encore la Guinée, selon les précisions du porte-parole de la présidence. Il a souligné que cette démarche visait à renforcer les capacités de défense du pays et à reconstruire l’avenir sécuritaire de la nation.

Cette démarche de coopération avec les États-Unis trouve son origine dans une proposition faite à Faustin-Archange Touadéra dès décembre 2022, lors du sommet Etats-Unis-Afrique. Les États-Unis ont alors fixé un délai de douze mois à la Centrafrique pour mettre fin à sa collaboration avec les mercenaires russes de la société Wagner, proposant en échange de nouveaux accords de coopération sécuritaire.

Pour certains observateurs, cette évolution stratégique ne vise pas à écarter les partenariats européens, peu présents en Centrafrique, mais plutôt à témoigner des dynamiques de lutte d’influence entre la Russie et les États-Unis. Selon Frédéric Lejeal, spécialiste des relations internationales, ce nouveau partenariat américain met en lumière les limites financières de la présence de la société Wagner, coûtant plusieurs millions de dollars mensuels aux autorités centrafricaines, ainsi que l’affaiblissement de la stratégie russe en Afrique suite à certains événements clés, dont le décès de Prigogine.

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