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Héritage de Fotso Victor : le hold-up de Laure Njitap éventré

Par décision de justice, le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo délivre les ayants droits de Fotso Victor de la confiscation des biens de leur défunt géniteur par Laure Njitap.

Le tumultueux feuilleton de la succession  de Victor Fotso est-il en passe de livrer son dernier épisode ? Il y a en tout cas, des raisons de penser. Trois ans après les obsèques du milliardaire décédé le 19 mars 2020 à l’hôpital américain de Neuilly-Sur-Seine, dans les hauts de Seines en France, la paix des braves au sein de la grande famille qu’il a laissée, semble être en voie de se réaliser, à en croire le journal Le Messager. Après plusieurs batailles judiciaires restées infructueuses autour de la succession et du testament, les orphelins et veuves du patriarche Bandjoun ont enfin obtenu une décision de justice en leur faveur ?

En effet, en date du 4 juin 2023 le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo  a autorisé la convocation de l’Assemblée  générale de la société mère du groupe Fotso : la Sci Fow. Cette assemblée ne s’était pas tenue depuis plus de trois ans, apprend-on, parce que Dame Geremi Nitap s’y opposait. Et profitait de cela pour gérer la société en totale opacité, percevant et consommant les loyers sans rendre compte aux actionnaires que sont ayant droits.

Trafic d’influence

Cette décision vient à point nommée car, les frais de scolarité des enfants du défunt patriarche n’étaient plus pris en charge par les sociétés familiales. Malgré la désignation d’administrateur séquestre, « Madame Laure Fotso épouse Njitap,  n’a jamais voulu exécuter les décisions de justice, préférant laisser ses jeunes frères dans la désolation », confie un fils Fotso qui peine à cerner tous les conflits nés le lendemain de la disparition de son illustre papa.

La bonne nouvelle, c’est qu’à l’Assemblée générale convoquée permettra sans doute aux ayants droits de « révoquer la gérante en place (Madame Laure Fosto)-tel que mentionné au point 10 de l’extrait du plumitif. Une décision statutaire qui viendra mettre un terme au règne sans partage de la mise en cause dont les affidés ont tenté à plusieurs reprises, de faire du trafic d’influence aux magistrats commis à rendre la décision finale.

Si certains de ces hommes de loi acquis hier à la cause de l’épouse de l’ancien Lion indomptable ont paralysé l’avancée de ces procédures au détriment des ayants droits qui croupissent dans la misère, ceux qui sont à l’origine de ce nouveau verdict, endentent rappeler que le Cameroun est un Etat de droit et donc soucieux  d’une justice transparente et en toute équité.

La dénonciation des transactions

Résultats des courses : le droit a été dit en faveur des veuves et des déshérités. Dans la foulée, il se susurre que celle qu’on appelle affectueusement « Mimi » a usé de tous les stratagèmes pour que cette Ag ne se tienne jamais, allant même jusqu’à appeler le successeur de la famille pour lui proférer des menaces non sans narguer de ce qu’il ne pourra jamais avoir gain de cause au sein des juridictions de la région du Littoral.

La décision du 6 juin dernier a failli tomber aux orties puisqu’à peine 2h après qu’il soit rendue, Dame Fotso avait obtenu un certificat de dépôt d’une défense en exécution signé de la Cour d’appel du Littoral et empêchant que cette décision soit applicable.

Dans le même temps, il est revenu que la famille Njitap, suivant une convention avec d’autres partenaires, envisage lancer à tout moment, sur les sites des ex-cinémas le Wouri et Abbia, la construction des complexes immobiliers contenant des salles de cinéma, espaces de Conférences et diverses autres facilités.

Une entreprise freinée par des autres ayants droits du feu Victor Fotso qui estiment, à leurs corps défendant, que ce qui est contenu d’appeler le patrimoine de Njitap, fait partie intégrante de nombreuses propriétés que le patriarche a laissé. Une posture qui s’appuie sur la dénonciation des transactions ayant abouti à la mutation du titre de propriété, faite dans un flou total, sans la signature de l’ensemble des 25 épouses légales de Fotso, toutes sur la communauté des biens.

Journal du Cameroun

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