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Hausse des tarifs de transport : une réponse gouvernementale critiquée face à la vie chère

Le gouvernement camerounais a récemment annoncé une augmentation des tarifs de transport, urbain, périurbain et interurbain, en réaction à la hausse des prix du carburant intervenue en février. Cependant, cette mesure est vivement critiquée, les observateurs la considérant comme une réponse insuffisante et déconnectée de la réalité sur le terrain.

Selon l’arrêté signé par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, les tarifs de ramassage en taxi ont été augmentés, passant de 300 à 350 FCFA en journée et de 350 à 400 FCFA la nuit à partir de 22h. De même, les tarifs des dépôts ont été ajustés, passant de 2 500 à 3 000 FCFA en journée et de 3 000 à 3 500 FCFA la nuit.

Le ministre a tenté de justifier ces augmentations en expliquant que les tarifs étaient fixés à des niveaux plafonds, suggérant que les transporteurs ne pouvaient pas dépasser ces montants. Cependant, cette affirmation est contestée par de nombreux observateurs, qui estiment que la réalité sur le terrain ne correspond pas à ces tarifs plafonds.

Le communiqué du ministre laisse également entendre que le principe de négociation gré à gré entre le transporteur et le client demeure, laissant la porte ouverte à des négociations qui pourraient se faire à la hausse. Cependant, cette approche semble ignorer les réalités économiques et les contraintes financières auxquelles de nombreux citoyens font face.

Par ailleurs, le ministre assure que les tarifs restent inchangés pour les élèves, les étudiants et les personnes à mobilité réduite. Cependant, cette assertion est mise en doute, car aucune mesure d’accompagnement n’a été annoncée pour aider les transporteurs à faire face à la hausse des prix du carburant.

Dans le cadre du transport périurbain et interurbain, le ministre a fixé des tarifs plafonds allant de 8 à 16 FCFA par kilomètre en fonction de la catégorie d’âge des passagers. Cependant, cette décision est qualifiée de chimérique par de nombreux observateurs, car elle semble déconnectée de la réalité du secteur du transport.

En conclusion, cette série de mesures est largement critiquée, et certains estiment que le gouvernement a échoué dans sa tentative de lutter contre la vie chère. L’absence de solutions concrètes face à la hausse des prix du carburant suscite des interrogations quant à l’efficacité des mesures gouvernementales et à leur impact sur la population camerounaise.

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