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ÉTATS-UNIS. Joe Biden et Donald Trump, vers un « match retour » ?

Joe Biden sera donc à nouveau candidat à l’élection présidentielle. Il l’a annoncé mardi, dans un timing qui peut surprendre, à dix-huit mois du jour du scrutin. Qu’un président sortant veuille se réengager pour un second et dernier mandat n’a rien d’extraordinaire. L’âge du capitaine est cependant moins banal : à 80 ans, il est déjà le candidat le plus âgé à la présidentielle. S’il était élu, il terminerait sa présidence à l’âge vénérable de 86 ans. Un paradoxe dans un pays dont la moyenne d’âge (38,5 ans) est inférieure à celle des pays de l’OCDE. Les républicains pourraient utiliser cet angle d’attaque, à moins qu’ils ne choisissent eux-mêmes un « senior » nommé Donald Trump, le cadet de Joe Biden de seulement quatre ans.

Si l’on en croit les sondages, le match revanche en duel de 2020 semble être le scénario le plus probable. Côté démocrate, Joe Biden ne sera défié qu’à la marge. Pour l’instant, seuls Marianne Williamson, 70 ans, plutôt ancrée à gauche, et Robert F. Kennedy, 69 ans, neveu de JFK et avocat antivax, ont déclaré leur candidature dans le cadre de la primaire démocrate. Aucune figure majeure de la coalition démocrate ne viendra défier Joe Biden, pas plus Bernie Sanders qu’un autre, le sénateur socialiste estimant qu’un duel se révélerait fratricide et profiterait aux républicains.

Du côté de ces derniers, la compétition pour l’investiture s’annonce bien plus musclée.

Le démocrate devra convaincre les jeunes

Donald Trump a prévenu pendant plusieurs mois qu’il l’était. Sa récente mise en examen l’a plutôt aidé en réunissant autour de lui la base républicaine qui voit dans les affaires judiciaires un complot des démocrates. Son concurrent considéré comme le plus dangereux, Ron DeSantis, n’a pas encore officialisé sa candidature. Avant même d’être lancée, elle semble déjà en perte de vitesse. Considéré comme une alternative crédible au milliardaire – « Trumpism without Trump », en somme -, le gouverneur de Floride tarde à y aller et enregistre quelques défections majeures.

S’il devait y avoir « revanche », elle se ferait évidemment dans un autre contexte et sur un autre mode stratégique que la présidentielle de 2020. Joe Biden a alors joué la carte fédératrice face à un Trump mettant en danger « l’âme de l’Amérique ». Après quatre ans d’exercice du pouvoir, le locataire de la Maison Blanche va se soumettre au vote de ses concitoyens avec un bilan. ce sera comme en novembre 2024. En tout cas, certainement pas à la hauteur des promesses de campagne et des premières annonces une fois arrivées dans le Bureau ovale.

Le candidat démocrate devra alors convaincre les plus jeunes électeurs, à la fois les plus indispensables à sa victoire, les plus déçus par son action et les plus indépendants du système bipartite, de lui faire à nouveau confiance. La figure…

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