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Enquête sur la mort de Martinez Zogo : un an après, des zones d’ombre persistent

Un an après la découverte du corps de Martinez Zogo, chef de chaîne d’Amplitude FM, l’enquête sur son assassinat semble stagner malgré plusieurs arrestations. La justice a mis la main sur plusieurs suspects, dont l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga et d’anciens responsables des services de sécurité, mais le commanditaire reste inconnu.

Dans les premiers mois suivant la mort de Martinez Zogo, plusieurs personnalités, dont Jean-Pierre Amougou Belinga, Maxime Eko Eko, ancien directeur de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), et Justin Danwe, ancien directeur des opérations de la Dgre, ont été arrêtées. Des membres du service de contre-espionnage camerounais et des commissaires de police ont également été appréhendés, le maire de Bibey, Martin Savom, étant la dernière arrestation en date.

Cependant, malgré ces arrestations, de nombreuses zones d’ombre subsistent. L’enquête n’a pas progressé de manière significative, et la question du commanditaire demeure sans réponse. Des doutes commencent à émerger au sein de l’opinion publique, avec l’hypothèse d’un deuxième commando.

L’absence de charges de meurtre contre Jean Pierre-Amougou Belinga et Maxime Eko Eko, uniquement inculpés de complicité de tortures selon la justice, soulève des interrogations. Les Camerounais commencent à craindre que cette affaire ne suive le même schéma que d’autres, sans que la vérité sur l’identité du commanditaire ne soit révélée.

Dans une lettre publiée en décembre dernier, Maître Hakim, avocat de la famille de Martinez Zogo, a appelé à la préservation de l’impartialité de l’institution judiciaire. Il a souligné les privilèges accordés aux inculpés, remettant en question l’équité du traitement réservé à chacun. L’affaire, actuellement en cours devant le tribunal militaire, suscite de plus en plus de méfiance au sein de l’opinion publique, qui craint que la vérité sur l’assassinat de Martinez Zogo ne soit jamais révélée.

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