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Eneo : lutte acharnée pour la nationalisation et révélations sur des manœuvres suspectes

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Une affaire complexe et opaque prend aujourd’hui une tournure inquiétante avec des allégations de manœuvres peu orthodoxes orchestrées par Energy of Cameroon (Eneo), pointant du doigt des pratiques suspectes et une tentative de spoliation de fonds étatiques. Cette histoire semble révéler une forme de coup d’État scientifique ourdi par Eneo, suscitant des interrogations et alimentant des suppositions sur les agissements douteux de cette société visant à s’enrichir avant de quitter le pays, et ce, en collaboration avec certains individus peu soucieux des intérêts nationaux.

Des intentions claires de nationalisation de l’entreprise de distribution d’électricité émergent au grand jour suite à la réunion tenue le 22 novembre 2023. Lors de cette rencontre présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, aux côtés du ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, et du ministre délégué chargé de la Planification, Paul Tasong, il a été évoqué l’ouverture prochaine de négociations pour l’acquisition par l’État camerounais des actions détenues par Actis au sein d’Eneo, estimées à 51%.

Cette volonté de rachat des actions d’Actis avait déjà été signalée dans une correspondance datée du 5 septembre 2023 du président Paul Biya au secrétaire des services du Premier ministre. Cette démarche avait pour objectif la création d’un comité interministériel en vue de la nationalisation de l’entreprise de distribution électrique au Cameroun. Cette volonté, affirmée par le président, semble donc désormais être mise en œuvre.

Cependant, des révélations récentes mettent en lumière des tensions croissantes entre l’État et Eneo, notamment avec une prétendue réclamation de 186 milliards de Fcfa par David Grylls, le chef d’Actis. Cette somme serait liée à des dettes accumulées, mais suscite des questionnements et des doutes quant à sa légitimité, surtout au vu des 269 milliards de Fcfa déjà versés pour éponger les dettes des années précédentes.

Des réunions entre l’État et Eneo ont révélé des pratiques douteuses de « double facturation », laissant présager des manœuvres peu transparentes pour vider les caisses de l’État. Des discussions ont également soulevé des incohérences dans les montants attribués à certaines entités publiques et entreprises, alimentant ainsi les soupçons de détournements et d’opérations financières irrégulières.

Des rumeurs, circulant dans certains cercles, évoquent des réseaux de blanchiment d’argent impliquant des hauts responsables d’Eneo. Des révélations sur des rémunérations exorbitantes et des flux financiers suspects laissent penser à un système sophistiqué de détournement de fonds, impliquant même des personnalités influentes du régime.

Ces révélations, si elles sont avérées, pourraient avoir des conséquences désastreuses sur la stabilité du secteur de l’électricité au Cameroun et soulignent l’impérieuse nécessité d’une enquête approfondie pour démêler cette toile complexe de manœuvres illicites et de pratiques préjudiciables à l’intérêt national.

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