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Élections cruciales en RDC : Tshisekedi affronte une opposition fragmentée dans un climat tendu

Les bureaux de vote à travers la République démocratique du Congo (RDC) ont ouvert aujourd’hui pour des élections générales à enjeux majeurs, opposant le président sortant Félix Tshisekedi à une opposition fragmentée. Ce processus électoral, crucial pour le paysage politique de la nation, se déroule sur fond de conflits persistants dans la partie orientale du pays.

La journée a débuté avec l’ouverture des bureaux de vote à 6 heures, variant entre 4 heures GMT à l’est et 5 heures GMT à l’ouest, avec une fermeture prévue à 17 heures heure locale. Cependant, des rapports suggèrent que des retards et des défis bureaucratiques ont entaché le processus de vote dans plusieurs villes.

Dans la ville orientale de Goma, un électeur de 30 ans a exprimé sa frustration en attendant dans la file pendant trois heures, déclarant : « Nous sommes fatigués. C’est toujours le chaos ici. » Des problèmes logistiques ont affecté l’organisation électorale, la commission électorale peinant à transporter les matériels de vote vers les bureaux de vote à temps. Dans la capitale, Kinshasa, de nombreux bureaux de vote n’avaient pas ouvert le matin.

Malgré ces défis, le gouvernement a déclaré un jour férié pour mercredi, fermant les frontières et suspendant les vols intérieurs. Les électeurs encore dans les files à 17 heures se verront remettre des jetons, et les bureaux de vote resteront ouverts jusqu’à ce qu’ils aient voté, selon un responsable de la commission électorale.

Environ 44 millions de Congolais, sur une population de 100 millions, sont inscrits pour élire leur président, leurs législateurs et les conseillers locaux. Avec plus de 100 000 candidats en lice pour divers postes, le dépouillement devrait commencer immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, mais les résultats officiels ne sont pas attendus avant plusieurs jours.

Un nombre considérable de missions d’observation, dont une dirigée par une coalition d’églises catholiques et protestantes comptant 25 000 observateurs, surveilleront le processus de vote. Les responsables de cette mission influente se sont engagés à effectuer un « comptage parallèle » pour l’élection présidentielle.

Le président sortant Tshisekedi, âgé de 60 ans, fait face à 18 adversaires dans sa quête d’un deuxième mandat de cinq ans. Malgré un bilan mitigé de croissance économique avec peu de créations d’emplois et une inflation croissante, Tshisekedi est considéré comme le favori du vote présidentiel à tour unique.

Tout au long de la campagne, Tshisekedi a critiqué ce qu’il a appelé les « candidats étrangers », suggérant qu’ils ont des loyautés doubles et manquent de volonté pour s’opposer à une prétendue ingérence étrangère en RDC. L’homme d’affaires Moïse Katumbi, principale cible de telles attaques, fait face à une course difficile.

La campagne électorale a été éclipsée par les conflits armés dans l’est de la RDC, où des milices sévissent depuis des décennies. Les tensions persistantes avec le groupe M23, présumément soutenu par le Rwanda, ont conduit à la capture de territoires et à l’empêchement des citoyens des zones touchées de voter.

D’autres candidats notables incluent Martin Fayulu, ancien cadre pétrolier, et Denis Mukwege, gynécologue lauréat du prix Nobel de la paix. Tous les principaux candidats de l’opposition expriment des soupçons de fraudes électorales potentielles par le gouvernement.

Alors que les citoyens expriment leur vote, le pays retient son souffle, anticipant l’issue qui façonnera l’avenir de la République démocratique du Congo.

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