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Douala : il transforme la villa louée en auberge

Timothee K. a été trainé au commissariat dimanche par Lazare E., pour violation des termes de l’occupation de ses locaux.

Pour des raisons professionnelles l’ayant conduit à Kribi, Lazare E. ne va pas intégrer la villa qu’il a construite au quartier Nyalla, lieu-dit « Pariso », dans l’arrondissement de Douala III. L’homme songe alors à mettre la demeure en location, conforté d’ailleurs en cela par des conseils de proches. La villa se retrouve donc sur le marché de l’immobilier.

En mai dernier, Timothée K. se manifeste. Entré en contact avec Lazare E., il dit être à la recherche d’un logement pour son patron, et que le standing de l’habitation de Nyalla l’intéresse. Relevons qu’il s’agit d’une maison de quatre chambres, avec trois studios à l’arrière. Le tout dans une clôture.

Lazare E. demande un loyer mensuel de 120.000 F pour la villa, et de 30.000 F par studio. Timothée dit que son patron va prendre l’ensemble : outre sa famille, il a des employés qu’il logera dans les dépendances. Dans la foulée, six mois de loyer sont versés, soit un peu plus de 1,2 million de F.

Mais il y a quelque temps, Lazare E., dont un cousin habite aussi Nyalla, et dont un voisin en chantier avait contribué à sa quête de locataires, a appris des choses sur sa villa. Notamment que des gens y garent des voitures et occupent ponctuellement les chambres. Et que les studios derrière, loués à un pasteur, servent de cellules de prière… Ce samedi 1er juillet, il débarque à Douala.

Lazare est reçu au portail de la villa par un jeune homme, qui lui demande si c’est pour une nuitée ou une sieste. C’est respectivement 6000 F et 3000 F. Chambres ventilées, et non climatisées. Lazare souhaite visiter d’abord. Il note dans la cour de nombreux draps et serviettes mis à sécher. A l’intérieur, des canapés ont été installées au salon et deux des quatre chambres sont occupées.

Le visiteur demande à voir le patron. Pour ça, apprend-il, il faut passer le dimanche, jour de collecte de la recette hebdomadaire par le boss. L’homme revient sur les lieux le lendemain autour de 10h et, coup de chance, tombe sur son locataire. Des studios derrière montent de bruyantes prières.

Comme on peut s’y attendre, Lazare E. demande des explications à Timothée. Ce dernier lui dit qu’il n’a pas de raisons de s’émouvoir : son loyer ne souffrira de rien. Mais Lazare ne l’entend pas de cette oreille : le contrat prévoyait que la villa serait occupée par une famille, et non qu’elle serait transformée en auberge.

L’affaire a fini au commissariat de sécurité publique du 16e arrondissement. Aux dernières nouvelles, comme première mesure, les lieux ont été scellés.

CT

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