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Délestages : retour à la normale espéré en mars avec l’arrivée du barrage de Nachtigal

Les perturbations fréquentes et prolongées de la fourniture d’électricité, qui affectent les ménages et les entreprises sur le Réseau interconnecté Sud (RIS) du Cameroun depuis plus de deux mois, devraient prendre fin dans la deuxième moitié du mois de mars 2024. C’est ce qui ressort de la réunion qui a eu lieu le 22 février 2024 à Douala, la capitale économique du pays, entre le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, les principaux acteurs du secteur de l’électricité et les opérateurs économiques.

Le ministre a expliqué aux opérateurs économiques que malgré les mesures prises par le gouvernement, un déficit de 20 MW persiste dans le RIS, aggravé par des problèmes d’approvisionnement en combustibles, des opérations de maintenance des centrales et des changements climatiques dans le bassin du Ntem. Ces facteurs contribuent à un déficit dépassant les 180 MW dans le RIS.

Pour atténuer cette situation, le ministre a énuméré plusieurs mesures, notamment la mise à contribution des capacités installées de toutes les centrales thermiques, l’optimisation de la production des centrales hydroélectriques, le rationnement de l’électricité en évitant les ménages et les zones sensibles, l’effacement du réseau des entreprises énergivores, et le paiement des factures impayées réclamées par Eneo aux entités publiques.

Gaston Eloundou Essomba a appelé à la patience des opérateurs économiques, assurant qu’avec le retour attendu des pluies et la mise en service imminente du barrage de Nachtigal, d’une capacité de 60 MW, la situation devrait progressivement revenir à la normale dans le RIS d’ici la première quinzaine de mars.

Cependant, le ministre n’a pas précisé la date exacte de la mise en service du premier groupe de Nachtigal. Malgré les annonces précédentes, l’injection de ces 60 mégawatts dans le RIS est désormais prévue pour le mois de mars 2024. Cette échéance coïncide avec l’espérance de la fin de la saison d’étiage, responsable de la baisse de production de la centrale hydroélectrique de Memvé’élé.

La production de Memvé’élé est passée de 200 MW en décembre 2023 à 35 MW actuellement en raison de la baisse de l’hydrologie due à l’étiage. Pour pallier cette situation, le président a prescrit l’accélération du projet de construction d’un barrage-réservoir sur le fleuve Ntem. Cependant, des interrogations subsistent quant à la décision de construire un barrage coûteux sur un cours d’eau dont le débit est significativement plus bas que celui de la Sanaga, qui abrite 75% du potentiel hydroélectrique du pays.

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