fbpx

Cameroun Actuel

Cybercriminalité : elle se fait passer pour une femme d’affaires et extorque plus de 5 millions à ses clients

Des éléments de la cellule anticriminalité de la Police Judiciaire de Bonanjo à Douala ont arrêté et présenté au public une présumée cybercriminelle, une dame de 28 ans prénommée Crescence.

Elle est accusée d’avoir piraté le compte WhatsApp d’une femme d’affaires qui vend des vêtements en ligne et d’avoir utilisé un faux compte Facebook avec la photo de la femme d’affaires pour extorquer de l’argent à ses clients. Elle a réussi à duper une somme globale de 5.000.000 FCFA.

«Je vends différentes vêtements en ligne. À un moment donné, certains de mes clients ont commencé à me contacter et à me traiter de voleur et d’escroc pour avoir récupéré leur argent et ne pas leur avoir livré leurs commandes. C’est ainsi que cela a grandement affecté mon entreprise. J’ai été obligé de demander à un de mes clients qui m’a donné des captures d’écran d’une conversation avec le cybercriminel. J’ai vu un faux compte de moi sur Facebook et mon WhatsApp piraté. Francine Ngouabe, la femme d’affaires et victime, l’a expliqué aux journalistes.

L’arrestation du suspect a eu lieu après que Francine a porté plainte auprès de la police judiciaire de Bonanjo. Une enquête a immédiatement été menée et a conduit à l’arrestation du suspect.

«Mme Francine nous a approché après avoir reçu plusieurs plaintes de ses clients. Nous avons ouvert une enquête et arrêté le suspect qui a piraté le compte WhatsApp de Francine. Lorsqu’elle a collecté de l’argent, elle a bloqué la victime. Elle a réussi à duper les clients de Francine la somme de cinq millions FCFA. Le suspect a reconnu avoir commis les crimes. Le commandant Essono Edou Arsène, chef de l’unité de recherche et d’investigation a révélé.

Crescence, 28 ans, répondra des accusations portées contre elle devant les autorités judiciaires dans les jours à venir.

Par ailleurs, le commandant Essono Edou Arsène a conseillé à la population d’être très vigilante lors du commerce en ligne et de s’assurer de savoir exactement à qui elle envoie de l’argent.

Au Cameroun, la loi sur la cybercriminalité prévoit pour toute personne reconnue coupable une peine de prison de six mois à deux ans et une amende de cinq millions à 10 millions de FCFA.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi