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Crise énergétique au Cameroun : délestages prolongés suite à l’arrêt de centrales électriques majeures

Depuis le 1er décembre 2023, le Cameroun, excepté trois régions et la région de l’Est, subit des délestages de plus de six heures consécutives en raison de l’arrêt de deux ouvrages clés du système électrique. Les centrales à gaz de Kribi (KPDC, 216 MW) et à fuel lourd de Dibamba (DPDC, 88 MW), gérées par le producteur indépendant Globeleq, représentent près de 20% des capacités installées du pays.

Cette situation découle de la suspension de ces centrales par Globeleq, invoquant des risques opérationnels dus aux arriérés de paiement d’Eneo, évalués à 107,7 milliards de FCFA (environ 200 millions de dollars) fin novembre 2023. Globeleq avait déjà arrêté ses activités en novembre après le règlement d’une partie des dettes, mais l’absence de clarté sur la finalisation d’une opération de monétisation de la dette d’Eneo persiste.

Cette incertitude a conduit à la nouvelle interruption des centrales. Globeleq conditionne la reprise de l’activité à la concrétisation de cette opération et au règlement de la facture mensuelle d’Eneo pour novembre 2023, s’élevant à 8,2 milliards de FCFA. Cependant, des désaccords financiers entre Eneo et l’État retardent cette opération.

Cette impasse soulève des interrogations quant à la capacité d’Eneo à maintenir sa position, d’autant plus que malgré l’arrêt des centrales, l’entreprise est tenue de continuer à payer des tarifs pour la capacité supposée disponible de ces installations. Cette situation risque d’accroître les arriérés d’Eneo envers Globeleq.

La crise énergétique actuelle souligne l’importance de résoudre les différends financiers entre les acteurs impliqués pour garantir une alimentation électrique stable au Cameroun.

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