fbpx

Cameroun Actuel

Chèque santé : 96% de femmes enceintes couvertes dans l’Adamaoua en 8 ans

Huit ans après son implémentation au Cameroun, le Chèque santé imprime sa marque auprès des femmes enceintes de la région de l’Adamaoua.

Depuis son lancement, le projet a eu un impact significatif dans les formations sanitaires publiques et privées dans cette région. Objectif, permettre l’accessibilité financière aux soins obstétricaux et néonataux de qualité. Selon les chiffres de l’antenne régionale de gestion du Chèque santé dans l’Adamaoua 60 621 femmes enceintes sont couvertes par le projet pour la période allant de 2015 à 2023, soit un taux de 96% de la cible régionale.

Aussi apprend-on qu’au cours de cette période 10 districts de santé sont couverts; 78 aires de santé ont été touchées, soit 89% couvertes pour 113 formations sanitaires (Fosa), soit 55% accréditées. Outre cela, les résultats des prestations affichent 159 011 chèques vendus avec 38 865 pour la seule année 2022, ce qui correspond à un taux d’exécution de 65%.

Ainsi, avec pour seule particularité due au fait que son champ d’application n’est circonscrit qu’à la réduction de la mortalité néonatale et maternelle à travers l’amélioration de la prise en charge de la femme enceinte, l’implémentation du Chèque santé est une étape du processus de mise en œuvre de la Couverture sanitaire universelle (CSU).

Car, en 2011, selon les résultats de l’Enquête démographique de santé (EDS), de 1998 à 2004, le ratio de mortalité maternelle est passé de 430 à 669 décès pour 100 000 naissances vivantes puis, à 782 décès pour 100 000 naissances en 2011. Or trois ans après la mise en œuvre du chèque santé, le pays affichait des chiffres moins alarmants que par le passé avec 467 décès pour 100 000 naissances en 2018.

Le projet « chèque santé » faut-il le rappeler, est mis en œuvre par le Programme conjoint Minsanté (ministère de la Santé publique)-AFD (Agence française de développement)-KFW (Banque allemande de développement) depuis 2015. Il est financé à hauteur de 36 milliards de Fcfa, dont environ 65% sont des fonds du Contrat de Désendettement-Développement (C2D).

Egalement appelé « Bon d’achat » ou « Voucher », ledit projet se veut être une aide financière aux femmes enceintes désireuses de couvrir les coûts de leurs accouchements, y compris ceux liés à des complications obstétricales éventuelles et aux urgences nécessitant une hospitalisation pour leurs nouveau-nés (et ce jusqu’à ce qu’il atteigne 42 jours de vie).

Eco Matin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi