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Cameroun : session parlementaire stérile, députés et sénateurs sous le feu des critiques

La session parlementaire ordinaire de mars 2024 au Cameroun s’est clôturée sans qu’aucun texte de loi ne soit examiné et sans que le gouvernement ne soit interrogé, suscitant ainsi des critiques acerbes à l’égard des députés et sénateurs.

Durant ces 30 jours de session, l’Assemblée nationale et le Sénat se sont principalement concentrés sur le renouvellement des bureaux des Chambres et des commissions générales, comme l’exige la procédure législative. Cependant, ce processus a été marqué par des retards, le renouvellement des bureaux n’ayant eu lieu que 17 jours après le début de la session. De plus, aucun changement majeur n’a été observé dans la composition des bureaux, ce qui a conduit à une perte de temps considérable. Cette situation a été attribuée en partie à l’absence prolongée du président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, âgé de 89 ans, retardant ainsi les travaux parlementaires.

Par ailleurs, la session a été qualifiée de stérile car aucun texte de loi n’a été soumis au Parlement pour examen ou adoption. Cette inertie législative a suscité des critiques quant à l’efficacité des députés et sénateurs, notamment de la part de la doyenne d’âge de l’Assemblée, Laurentine Koa Mfegue, qui a souligné leur incompétence face à leurs missions.

De plus, aucune question n’a été posée aux membres du gouvernement, malgré les nombreux défis politiques, économiques et sociaux auxquels est confronté le pays. Les parlementaires n’ont pas exercé leur pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale, laissant ainsi de nombreuses questions urgentes sans réponse.

Cette session parlementaire suscite ainsi des interrogations quant à l’efficacité du Parlement dans le traitement des problèmes nationaux. Jusqu’à la prochaine session en juin, aucun changement significatif n’est envisagé, laissant les Camerounais dans l’attente de réponses concrètes à leurs préoccupations quotidiennes.

1 réflexion sur “Cameroun : session parlementaire stérile, députés et sénateurs sous le feu des critiques”

  1. C’est celui qui travaille qui a droit au salaire comme dit l’adage qu’ont–ils travaillé ? Après ils exigeront leurs perdiems où va le pays ?

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