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Cameroun : le SMIG passe de 41 000 FCFA à 43 900 FCFA

Après de longues discussions entre le ministre du Travail et de la Sécurité sociale et des représentants du secteur privé, le gouvernement camerounais a révélé une légère augmentation du salaire minimum (SMIG). Le cours actualisé est désormais de 43 900 francs CFA (environ 69 dollars américains), soit une augmentation par rapport aux 41 000 francs CFA précédents (environ 64 dollars américains). Le dernier décret, signé par le Premier ministre Dion Ngute, vise le secteur informel.

Bien que cette augmentation ne réponde pas aux attentes de certaines organisations syndicales qui demandaient une augmentation du salaire minimum, elle signifie un progrès dans la résolution des problèmes liés à l’augmentation du coût de la vie et au maintien des salaires. Le Cameroun connaît une hausse constante de l’inflation en raison de facteurs tels que la crise alimentaire et énergétique mondiale. Les salariés à faible revenu, en particulier ceux du secteur informel, sont confrontés à un fardeau considérable.

« Ce changement indique que le gouvernement est attentif aux problèmes soulevés par les travailleurs, en particulier ceux du secteur informel qui sont généralement les plus à risque », a déclaré un militant de la société civile dans une interview accordée à Mimi Mefo Info. Ils ont toutefois mentionné que cette augmentation n’est pas suffisante pour assurer un niveau de vie décent à tous les Camerounais.

Les acteurs du secteur privé ont cependant eu des réponses variées. Certaines personnes ont apprécié l’ouverture du gouvernement aux discussions, tandis que d’autres ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’impact que cela pourrait avoir sur les petites entreprises. « Toute augmentation des coûts de main-d’œuvre peut être un défi pour les petites entreprises, en particulier celles qui sont déjà aux prises avec l’incertitude économique », a déclaré un propriétaire de petite entreprise à Douala.

Selon les responsables gouvernementaux, le nouveau salaire minimum a été méticuleusement déterminé pour trouver un équilibre entre les intérêts des travailleurs et ceux des entreprises.

Alors que le débat sur le caractère suffisant de l’augmentation du salaire minimum persiste, il est évident que le défi de l’augmentation des frais de subsistance et du maintien des salaires constitue une préoccupation majeure pour de nombreux individus au Cameroun. Il n’est pas certain que ce changement récent allégera suffisamment le fardeau financier des personnes à faible revenu et garantira une qualité de vie satisfaisante pour tous.

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