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Arrestation d’un prétendant à la chefferie de Bagam : tensions et manifestations dans le département des Bamboutos

Dans le département des Bamboutos, la situation est tendue suite à l’arrestation de Mathurin ZOSSIE MOUOYEBE, prétendant au trône de la chefferie traditionnelle de Bagam. Par arrêté du gouverneur de la région de l’ouest, il a été placé en garde à vue administrative pour une durée de quinze jours renouvelables. Les charges qui pèsent contre lui sont le trouble à l’ordre public, l’incitation à la rébellion et l’usurpation de titre.

La nouvelle de son arrestation s’est rapidement propagée dans le département, provoquant une vague de manifestations de la part d’une partie de la population qui le considère comme leur chef légitime. Les protestations ont pris différentes formes, allant jusqu’à des actes de désobéissance civile et de violence. La route d’entrée à Bagam a été bloquée, des motos ont été incendiées et des femmes ont organisé un sit-in devant les services de la préfecture, se déshabillant pour montrer leur mécontentement.

Ces tensions sont le résultat de conflits de succession au sein de la chefferie de Bagam. Mathurin ZOSSIE MOUOYEBE avait été installé dans ses fonctions de chef de 2ème degré de Bagam par ses partisans le weekend dernier. Cependant, cette nomination a été contestée par d’autres prétendants, notamment Dieudonné ZOSSIE et Célestin NOUPEBEYI, qui revendiquent également le titre de chef légitime.

Les chefferies traditionnelles au Cameroun sont régies par le décret du 15 juillet 1977, qui stipule que les chefs traditionnels sont normalement choisis au sein des familles appelées à exercer le commandement traditionnel. Les candidats doivent remplir certaines conditions d’aptitude physique et morale, ainsi que savoir lire et écrire dans la mesure du possible. Cependant, la désignation des chefs est souvent influencée par des intérêts politiques, ce qui entraîne des contestations et des accusations de corruption et de favoritisme.

Dans le cas de Bagam, la chefferie de deuxième degré était dirigée pendant 49 ans par sa majesté Jean Marie SIMO TENKUE, décédé en 2020 des suites de la COVID-19. Depuis lors, la succession à la tête de la chefferie est source de vives tensions et de conflits.

La situation actuelle soulève des questions sur la légitimité des prétendants à la chefferie et sur la nécessité d’une résolution pacifique du conflit. Il est essentiel que les autorités compétentes, telles que le préfet des Bamboutos, prennent des mesures pour apaiser les tensions et favoriser un dialogue constructif entre les différentes parties impliquées.

Il est également important de souligner que la violence et les actes de désobéissance civile ne sont pas des solutions durables pour résoudre les conflits de succession. Une approche pacifique et respectueuse de la loi est nécessaire pour parvenir à une résolution équitable et acceptable pour toutes les parties concernées.

L’arrestation de Mathurin ZOSSIE MOUOYEBE a exacerbé les tensions dans le département des Bamboutos, mettant en évidence les conflits de succession au sein de la chefferie de Bagam. Il est impératif que les autorités pre

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