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Affaire Martinez Zogo : le MFCDM tombe dans le piège du gouvernement camerounais, selon des observateurs

Le Réseau diplomatique de la Coalition pour la liberté de la presse (MFCDM) est sous le feu des critiques après avoir publié un communiqué demandant que les auteurs de l’enlèvement, de la torture, et de l’assassinat de Martinez Zogo soient traduits en justice. Le MFCDM, travaillant en partenariat avec une quarantaine de pays, a exprimé sa confiance dans les efforts du gouvernement camerounais pour faire la lumière sur cette affaire qualifiée de « crime odieux ».

Cependant, des observateurs estiment que le gouvernement camerounais aurait piégé le MFCDM en utilisant le communiqué pour donner l’impression qu’il coopère pleinement dans cette affaire. Plusieurs sources suggèrent que le gouvernement pourrait chercher à étouffer la vérité plutôt que de la révéler.

La procédure judiciaire liée à l’affaire Martinez Zogo semble stagner au sein du tribunal militaire de Yaoundé. Bien que plusieurs suspects, dont l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Belinga et l’ancien directeur général de la Recherche Extérieure (DGRE) Maxime Eko Eko, aient été arrêtés, l’affaire est toujours en phase d’instruction.

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) a réclamé l’ouverture d’un procès à l’occasion du premier anniversaire du décès de Martinez Zogo. Les avocats de la famille ont également exprimé leurs préoccupations quant à l’impartialité du traitement judiciaire et aux possibles manipulations dans l’instruction.

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a souligné ces inquiétudes dans son récent rapport sur la liberté de la presse, dénonçant des manipulations potentielles et une nouvelle qualification des faits contre certains suspects, les accusant de « complicité de torture ».

L’absence d’accusations de meurtre ou d’assassinat dans cette affaire suscite des interrogations persistantes sur les commanditaires du meurtre de Martinez Zogo et sur les motivations derrière cet acte tragique. La demande de justice et de transparence dans cette affaire demeure forte, malgré les craintes croissantes de manipulations et d’obstruction à la vérité.

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