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A Paris, la magie festive

« VOusavoir quoi? C’est le premier 1euh Mai de ma vie ! » lance Gwen, chasuble orange et chapeau CFDT sur la tête. Cette enseignante particulière n’avait non plus jamais manifesté avant le 19 janvier. Pour elle, comme pour beaucoup, dans l’immense cortège parisien qui s’apprête à partir de la place de la République, ce lundi est plus le 13e jour de mobilisation contre la réforme des retraites que la traditionnelle Journée internationale des travailleurs et des travailleurs.

« On trouve des palliatifs ludiques à une situation qui reste dramatique, ça nous aide à continuer »

Elle note tout de même des différences avec les jours de manifestation précédents. « On entend plusieurs langues parlées, et puis on est vraiment moins coincé derrière chaque syndicat, on mélange plus. Il y a aussi plus de musique, plus de gens qui dansent », assure-t-elle.

Sur la place, face aux camions CFDT, un concert bat en effet son plein sous les drapeaux du Parti communiste ouvrier de Turquie, et les musiciens embarquent des danseurs de tous horizons. « C’est comme pour les pots, on trouve des palliatifs ludiques à une situation qui reste dramatique, mais ça nous aide à continuer, parce qu’on lâche pas jusqu’au retrait », résume Gwen.

« Les casseroles, une manière de se réapproprier la contestation »

Entourée de milliers de manifestants, Concetta finit son sandwich. En salopette de travail, elle rassemble ses forces avant d’aller rejoindre les autres Rosies et interpréter les chansons et les chorégraphies derrière le camion Attac. Selon elle, la magie festive du 1er mai ne suffit pas à expliquer ce regain de motivation et de mobilisation. « Les cocottes ont été un vrai moyen pour chacun de se réapproprier la contestation : devant la mairie ou à sa fenêtre et à chaque fois qu’un membre du gouvernement bouge, on peut agir tous les jours », assure-t-elle.

Maud est entièrement d’accord avec cette opinion : « Les casserolades et les mobilisations pour empêcher le gouvernement de tourner la page ont permis de remporter beaucoup de petites victoires, ça fait vraiment du bien au moral, ça m’a remobilisé. Alors, arrêtez de nous parler de baroud d’honneur ! » s’exclame-t-elle. L’enseignant n’oublie pas le travail des syndicats, toujours unis, et reste convaincu que les grèves sont nécessaires pour peser sur l’économie.

A la CGT des finances publiques, la dégradation de la note de crédit de la France par Fitch fait doucement rire. « Ce n’est pas que nous voulions justifier quoi que ce soit du travail de ces agences de notation, Philippe Guilleret se défend. Mais encore, le gouvernement gouverne pour eux, justifie sa réforme par le sérieux du budget, et même pour cela, cette loi ne sert à rien. »

Marianne de République portant un tee-shirt géant « Macron démission »

Pour le représentant syndical, les revendications traditionnelles du 1er mai sont…

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